- 18 % des 18-75 ans fument en France hexagonale.
- La cigarette électronique est l'un des meilleurs moyens pour arrêter de fumer, selon une étude.
- Elle est environ 20 à 40 % plus efficace que les traitements de substitution nicotinique comme les patchs ou les gommes à mâcher.
En 2024, 25 % de la population majeure (18-75 ans) fume dans l’Hexagone, dont 18 % quotidiennement, selon le dernier baromètre de Santé Publique France sur le tabagisme. Plus de la moitié des fumeurs quotidiens confient vouloir arrêter. Toutefois, les échecs sont nombreux.
Pour les aider à atteindre leur objectif, des chercheurs de l’université du Massachusetts Amherst ont comparé les différents moyens de sevrages : la cigarette électronique, les patchs et les gommes à mâcher. Selon leur étude parue dans Addiction, la e-cigarette serait le moyen le plus efficace sur le long terme.
Arrêt du tabac : jusqu’à 46 % plus de succès avec les e-cigarettes
Pour trouver le meilleur moyen d’arrêter de fumer, les scientifiques ont repris 14 revues systématiques portant sur 109 études menées entre 2014 et 2023. Ils ont aussi récupéré les données de 21 méta-analyses distinctes. Les analyses permettent de faire un constat : les fumeurs utilisant des cigarettes électroniques à la nicotine étaient plus susceptibles d’arrêter de fumer que ceux utilisant les autres méthodes.
Dans le détail, ces appareils étaient associés à des taux d'arrêt du tabac environ 20 à 40 % supérieurs à ceux des traitements de substitution nicotinique traditionnels, tels que les patchs ou les gommes à mâcher pour un sevrage d'au moins six mois.
Ils ont aussi fait la comparaison avec des e-cigarettes sans nicotine ou des dispositifs placebo. Les résultats étaient encore plus élevés avec des taux d'arrêt d'au moins 46 %.
Cigarette électronique : un bon moyen pour arrêter de fumer, mais prudence
Si les taux d’arrêt du tabac sont importants avec les e-cigarettes, les chercheurs rappellent que ces appareils comportent aussi des risques pour la santé, même si ceux-ci sont moindres que le tabac. Des cas de lésions pulmonaires ont notamment été associés à un additif présent dans certains produits de vapotage. Il est donc préférable de demander conseil à un professionnel de la santé avant d’entamer le sevrage tabac par le biais d’e-cigarettes. Par ailleurs, les scientifiques précisent que les données n’ont pas permis de les comparer avec les traitements médicamenteux prescrits par les addictologues.
"Nous savons que les cigarettes électroniques ne sont pas sans risques, mais elles sont beaucoup moins nocives que le tabac ", explique Jamie Hartmann-Boyce, auteure principale de l'étude dans un communiqué. Elle souligne aussi que leur efficacité sur les aspirants anciens fumeurs ne tient pas uniquement à la présence de la nicotine. "Si l’on examine les études de neuro-imagerie, on constate que la dépendance ne se limite souvent pas à la nicotine, indique l'experte. Les stimuli sensoriels associés alimentent en réalité ces mécanismes de dépendance. Le vapotage satisfait certains de ces stimuli d’une manière qu’un patch ne permet pas", notamment la sensation en gorge, le mouvement de la main vers la bouche et l’expiration visible.



