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Sommeil : pour bien dormir, il faut rêver !

Nos rêves les plus immersifs, propres au sommeil paradoxal, pourraient améliorer la sensation d’avoir passé une bonne nuit, selon des chercheurs. Une découverte qui ouvre de nouvelles pistes pour mieux dormir.

Sommeil : pour bien dormir, il faut rêver ! demaerre / istock




L'ESSENTIEL
  • Les rêves immersifs, propres au sommeil paradoxal, pourraient renforcer la sensation de sommeil réparateur.
  • Les rêves pourraient maintenir une forme de déconnexion du monde extérieur, essentielle au repos.
  • La qualité des rêves pourrait devenir un nouvel indicateur du sommeil.

L’impression d’avoir "bien dormi" ne dépendrait pas seulement du nombre d’heures passées au lit. Une nouvelle étude, publiée dans la revue PLOS Biology, suggère que la qualité de nos rêves, qui surviennent pendant la phase paradoxale du sommeil, pourrait jouer un rôle essentiel dans la sensation d’avoir eu une nuit profonde et réparatrice.

Un cerveau plus actif qu’on ne le pensait

Pendant longtemps, le sommeil lent/profond (qui suit l’endormissement et le sommeil léger) a été associé à un cerveau "éteint", caractérisé par une activité minimale. A l’inverse, les rêves étaient associés à la phase d’après, plus active : le sommeil paradoxal (ou REM). Sauf que ce ne serait pas aussi simple, selon des chercheurs de l’IMT School for Advanced Studies Lucca, aux Etats-Unis. Ils ont en effet montré que cette activité cérébrale, propre aux rêves, ne perturbe pas forcément le repos. Au contraire, elle pourrait même y contribuer.

Pour arriver à ce constat, l’équipe a analysé 196 nuits de sommeil chez 44 adultes grâce à un électroencéphalogramme (EEG). Les participants étaient réveillés à plusieurs reprises pendant le sommeil non paradoxal, puis interrogés sur leurs expériences mentales et leur ressenti. Résultat, sur plus de 1.000 réveils : les nuits perçues comme les plus profondes correspondaient soit à une absence de souvenirs, soit à des rêves très immersifs, très intenses. Et inversement : des pensées floues ou fragmentées étaient associées à un sommeil jugé plus léger, moins réparateur.

"La qualité de l’expérience, en particulier son caractère immersif, apparaît cruciale", explique le neuroscientifique Giulio Bernardi, qui a dirigé l’étude, dans un communiqué. "Cela suggère que le rêve peut remodeler la manière dont le dormeur interprète l’activité de son cerveau : plus le rêve est immersif, plus le sommeil semble profond".

Les rêves, "gardiens du sommeil" ?

Autre découverte surprenante : au fil de la nuit, les participants déclaraient dormir de plus en plus profondément, alors même que les marqueurs biologiques du sommeil diminuaient. Un phénomène qui était corrélé au caractère intensif des rêves qu’ils faisaient. Pour les chercheurs, cela suggère que les songes pourraient maintenir une forme de déconnexion du monde extérieur, déconnexion qui s’avère essentielle au repos. "Les rêves pourraient agir comme des 'gardiens du sommeil'", avance Giulio Bernardi.

"Comprendre comment les rêves contribuent au sentiment de sommeil profond ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques", souligne le neuroscientifique. En effet, alors que, jusqu’ici, la qualité du sommeil était évaluée surtout par des indicateurs objectifs (ondes cérébrales, phases du sommeil, durée de la nuit), cette étude met en lumière l’importance de notre ressenti au réveil, et donc de la nature de nos rêves. 

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