- Les allergies au pollen touchent près de 30 % des adultes et 20 % des enfants de plus de 9 ans en France.
- Certains traitements soulagent les symptômes (antihistaminiques, corticoïdes...) mais ne guérissent pas la maladie.
- Pour agir en profondeur, certains spécialistes proposent une désensibilisation.
Nez qui pique, yeux rouges, éternuements à répétition… A chaque retour de printemps, c’est la même chose : les allergies au pollen s’invitent dans le quotidien de millions de Français. Entre traitements, remboursements et gestes préventifs, comment s’y retrouver pour mieux respirer ?
Des traitements remboursés si prescrits par votre médecin
En France, près de 30 % des adultes et 20 % des enfants de plus de 9 ans sont concernés par l’allergie au pollen. Aussi appelée "rhume des foins", elle correspond à une réaction excessive du système immunitaire face aux allergènes présents dans l’air. Résultat : éternuements, nez qui coule, irritation des yeux, et parfois même des complications comme l’asthme. Selon l’Assurance maladie, ces symptômes sont liés à la production d’histamine par l’organisme, responsable des démangeaisons, des éternuements et des inflammations. Dans les cas les plus graves, une réaction allergique peut aller jusqu’au choc anaphylactique, une urgence médicale.
Pour soulager les crises, les antihistaminiques restent le traitement le plus courant. Ils agissent rapidement sur la rhinite allergique ou la conjonctivite en bloquant la production d’histamine. Les corticoïdes peuvent aussi être prescrits pour réduire l’inflammation. Bonne nouvelle : lorsqu’ils sont prescrits, ces deux types de médicaments sont remboursés par la Sécurité sociale à hauteur de 70 %, et la mutuelle peut couvrir le reste. En revanche, en cas d’automédication, aucun remboursement n’est prévu.
Quel est le prix d’une désensibilisation ?
Mais ces traitements ne font que soulager les symptômes. Pour agir en profondeur et "guérir" de ses allergies respiratoires, certains spécialistes proposent une désensibilisation. Cette méthode consiste à "administrer [...] des extraits d'allergènes à doses progressives, de façon à 'éduquer' le système immunitaire et à rendre la personne tolérante à la substance", selon l’Assurance maladie. Qu’il soit pris par injections, comprimés ou gouttes, c’est un traitement long, qui s’étend en moyenne sur trois ans, mais qui peut transformer durablement la qualité de vie.
Si vous avez une ordonnance du médecin, la consultation chez un allergologue pour une désensibilisation est remboursée à 70 % par la "Sécu". Le reste peut être pris en charge par la mutuelle. Mais pour ce qui est des traitements, les injections ne sont plus remboursées par l’Assurance maladie. Quant aux comprimés et gouttes, ils sont remboursés à hauteur de 30 %. Le coût d’une désensibilisation n’est donc pas négligeable.
Prévention et bons réflexes au quotidien
Au-delà des médicaments, adopter les bons gestes est essentiel. Eviter les pics de pollen, se laver les cheveux le soir ou aérer son logement permet de limiter l’exposition, note un article du Parisien. L’Assurance maladie rappelle également que "la suppression de l’exposition à l’allergène" reste la stratégie la plus efficace... même si elle est difficile face aux pollens. Enfin, consulter un allergologue permet d’identifier précisément la cause et d’adapter le traitement.



