- Une carence sévère en vitamine D est associée à un taux d'hospitalisation plus élevé pour les infections des voies respiratoires.
- La carence accroit le risque de 33 %.
- Les chercheurs recommandent la supplémentation en vitamine D et la consommation d’aliments enrichis en vitamine D pour réduire le risque d’hospitalisation.
Alors que les infections respiratoires profitent pleinement de la saison hivernale pour circuler, éviter d’avoir des taux en vitamine D trop bas. Des chercheurs des universités de Surrey, de Reading et d'Oxford, ont découvert que les carences sévères en cet élément augmentent le risque d’hospitalisation pour infection des voies respiratoires de 33 %.
L’étude a été présentée dans la revue The American Journal of Clinical Nutrition.
Un risque accru d’hospitalisations en cas de carence sévère en vitamine C
Pour déterminer l’impact de la vitamine C dans le pronostic des infections des voies respiratoires, les chercheurs ont repris les dossiers médicaux de 36.258 participants ayant intégré la biobanque britannique baptisée “UK Biobank”. L’analyse a montré que les personnes ayant une carence sévère en vitamine D (niveau inférieur à 15 nmol/L) avaient un taux d'hospitalisation 33 % plus élevé pour les infections des voies respiratoires (bronchite, pneumonie, grippe…), par rapport aux patients sans carence. Autre constat : chaque augmentation de 10 nmol/L de vitamine D réduit le taux d'hospitalisation de 4 %.
"Nos résultats, qui mettent en évidence une association significative entre l’augmentation des niveaux de vitamine D dans notre organisme et la réduction des taux d’hospitalisation, justifient d'autres études et soulignent le potentiel de la supplémentation en vitamine D ainsi que la consommation d'aliments enrichis de vitamine D pour réduire le risque d'hospitalisation avec des infections respiratoires à l'avenir, et donc atténuer les pressions sur le NHS (système de la santé publique du Royaume-Uni, NDLR)", souligne la Dr Andrea Darling auteure principale de l'étude.

Infections respiratoires : miser sur la supplémentation en vitamine D pour se protéger des formes sévères
Lors de la présentation de leurs travaux, les chercheurs ont rappelé que les carences en vitamine D n’étaient pas rares. "Malgré son importance pour notre santé globale, de nombreuses personnes sont déficientes et ne répondent pas à l'apport recommandé par le gouvernement de 10 microgrammes de vitamine D par jour", déplore Abi Bournot, auteure principale de l’étude, dans un communiqué.
"La supplémentation en vitamine, en particulier pendant les mois d’hiver où l’exposition au soleil est limitée, est un moyen efficace d'augmenter la vitamine D et de réduire le risque d'infections des voies respiratoires graves. Ceci est particulièrement important pour les personnes âgées qui présentent un risque plus élevé de décès dû à de telles infections", ajoute l'experte.
Pour assurer un apport suffisant en vitamine D à l’organisme, il est recommandé de s’exposer au soleil au moins 15 à 20 minutes en fin de matinée ou dans l’après-midi. Certains aliments contiennent des taux importants de la substance comme :
- l’huile de foie de morue ou le foie de morue entier ;
- les poissons gras : le hareng, le maquereau, les sardines et le saumon ;
- les œufs de poisson : par exemple ceux de cabillaud ou de saumon ;
- le jaune d’œuf ;
- certains champignons : les girolles, les cèpes et les morilles ;
- les produits enrichis en vitamine D comme les céréales, les matières grasses ou les produits laitiers.


