- Selon l’ANSM, les stocks de psychotropes, ayant fait l’objet de tensions d’approvisionnement et de ruptures, "commencent à se reconstituer."
- Pour l’heure, cette reconstitution reste tout de même « fragile. »
- Cependant, la couverture des besoins des patients utilisant certains médicaments, comme le rispéridone injectable, le palipéridone injectable et la venlafaxine, est pleinement assurée.
Quétiapine, rispéridone, téralithe, venlafaxine… Ces traitements, qui modifient l’état mental (humeur, perception, conscience, comportement ou pensées) d’une personne, sont prescrits aux personnes schizophrènes ou bipolaires. Depuis plusieurs mois, ils font l’objet de très fortes tensions d’approvisionnement. En ce début d’année, quelle est la situation ? Dans un récent communiqué, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé les dernières évolutions de la disponibilité des psychotropes en France.
Pénurie de psychotropes : une "reconstitution progressive" qui "demeure fragile"
"De manière générale, la situation tend à s’améliorer progressivement. Pour certains médicaments, les stocks commencent à se reconstituer sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement (du laboratoire aux pharmacies), ce qui contribue à limiter l’impact des tensions pour les patients. Plusieurs approvisionnements qui étaient attendus se sont concrétisés fin 2025 et se poursuivent en ce début 2026. Cette reconstitution progressive demeure toutefois fragile et dépend fortement de la régularité des approvisionnements par les laboratoires", écrit l’autorité sanitaire.
Dans le détail, la situation s’améliore au niveau des industriels pour le dosage 50 mg LP et 300 mg LP de la quétiapine et la reprise des livraisons est effective depuis le début du mois. "Une reconstitution progressive des stocks est observée au niveau des grossistes répartiteurs et des pharmacies, permettant d’absorber les difficultés qui subsistent." En revanche, des tensions d’approvisionnement persistent pour le dosage 400 mg LP. "À date, les informations fournies par les laboratoires permettent d’envisager un retour à la normale d’ici la fin du premier semestre 2026."
Certains traitements disponibles en pharmacie dans un délai d’environ 3 à 4 semaines
Pour le chlorpromazine orale (Largactil), les patients pourront "dans les trois à quatre semaines qui suivent" se procurer ce traitement de 100 mg en pharmacie. En ce qui concerne le rispéridone injectable, le palipéridone injectable et la venlafaxine, la couverture des besoins des patients est pleinement assurée. Bien que la livraison du médicament Téralithe en 250 mg LI en fin d’année dernière ait amélioré la disponibilité du médicament pour les patients, le stock de dépannage d’urgence du laboratoire est toujours en place et "peut être sollicité aussi bien en ville qu’à l'hôpital." Pour le dosage 400 mg LP, la reconstitution des stocks continue progressivement.
D’après l’ANSM, la situation s’améliore également pour le méthylphénidate (Concerta, Quasym, Médikinet, Ritaline), avec une remise à disposition progressive des médicaments, qui devrait se poursuivre en février 2026. "Les médicaments remis à disposition en janvier devraient être disponibles en pharmacie dans un délai d’environ trois à quatre semaines, compte tenu du délai de livraison. (…) Nous restons prudents car, à ce stade, la visibilité sur les approvisionnements après mars 2026 reste limitée. Nous maintenons, avec l’ensemble des acteurs, un suivi rapproché de la situation et mettrons à jour les informations sur la disponibilité" des traitements.



