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Demande d'arrêt des traitements

La femme de Vincent Lambert fait appel devant le Conseil d'Etat

L'épouse de Vincent Lambert a fait appel devant le Conseil d'Etat contre son « maintien en vie artificielle ». Pressé de toutes parts, le CHU de Reims garde le silence.

La femme de Vincent Lambert fait appel devant le Conseil d'Etat CHU de Reims, Capture d'écran Youtube (reportage M6)

  • Publié 28.01.2014 à 17h59
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Le 16 janvier 2014, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) décidait de « maintenir l'alimentation et l'hydratation de Vincent Lambert », un tétraplégique de 37 ans en état de conscience minimale depuis 5 ans à la suite d'un terrible accident de moto. Cette décision de justice, prise contre l'avis de sa femme et des médecins de Reims, était une victoire pour les parents de la victime, qui se sont toujours prononcés pour le maintien en vie de leur fils.
Mais ce mardi, Rachel Lambert, l'épouse de Vincent a décidé de faire appel de cette décision. Elle a donc indiqué à l'Agence France Presse avoir saisi le Conseil d'Etat pour mettre fin au maintien en vie artificiel de son mari. Après l'audience du 16 janvier, cette dernière avait notamment dénoncé une décision ajoutant « de la violence à la violence» A cette occasion, elle rappelait une nouvelle fois que « Vincent avait dit clairement qu'il n'aurait pas voulu vivre comme ça. »

Un projet de loi ministériel sur la fin de vie cet été
Par ailleurs, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait pour sa part indiqué le 21 janvier que si l'épouse de Vincent Lambert faisait appel devant le Conseil d'État, le CHU de Reims ferait également appel.
Une prise de position qu'elle a réitéré sur i-Télé mardi matin. La ministre a de nouveau exposé cette position : « Si elle s'engage dans l'appel, si la famille fait appel, alors je demanderai formellement au directeur du CHU de l'accompagner dans cet appel, mais c'est à la famille de marquer qu'elle veut. [...] Qui pourrait comprendre que j'intervienne alors que la famille n'interviendrait pas ?, a-t-elle notamment déclaré. » 
Elle a par ailleurs une nouvelle fois insisté sur les ratés de la loi actuelle sur la fin de vie (Leonetti de 2005), qui « ne répond pas à toutes les attentes ni à toutes les souffrances. La situation que connaît aujourd'hui Vincent Lambert le rappelle de manière douloureuse. » Et la ministre de conclure en indiquant que, « nous devons faire évoluer la loi pour permettre à chacun de mieux mourir. » Elle a promis un nouveau projet de loi sur la fin de vie autour de l'été.

Le CHU de Reims cloué dans un mutisme étonnant
Enfin, depuis la décision du tribunal administratif, le mutisme du CHU de Reims étonne de toutes parts. Mais pour enjoindre l'hôpital champenois d'exprimer clairement sa position, les cinq frères et sœurs de Vincent Lambert favorables à son euthanasie ainsi que François Lambert, le neveu, ont cosigné lundi une tribune dans Le Monde.
Ils demandaient aussi à la ministre de la Santé d'écrire à la direction de l'hôpital de Reims pour que celle-ci saisisse le Conseil d'État. Le directeur de cet établissement est en effet le seul habilité à saisir la plus haute jurdiction de l'ordre administratif dans cette affaire. Contacté par pourquoidocteur, le CHU de Reims ne souhaite toujours pas répondre sur son choix. Il a jusqu'au 3 février pour faire appel de cette décision.

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