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QUESTION D'ACTU

Etude sur des souris

La molécule qui combat les effets du décalage horaire

Des chercheurs ont identifié une molécule du cerveau qui, à haute dose, permettrait de réduire de moitié les effets du décalage horaire.

La molécule qui combat les effets du décalage horaire SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 30.10.2013 à 08h00
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Une équipe de chercheurs de l’Université Washington à St Louis vient de publier une étude dans les Proceedings of the national academy of sciences qui montre que la molécule VIP (pour vasoactive intestinal polypeptide), joue un rôle essentiel dans notre horloge interne.
Elle permet de faire communiquer les cellules entre elles et de règler leur montre. En effet, notre horloge biologique est composée d’environ 20 000 cellules nerveuses. « Elles forment une petite société dans laquelle chaque cellule a son opinion sur l’heure qu’il est », explique Erik Herzog, le principal auteur de l’étude. Elles ont donc besoin de se mettre d’accord et pour cela, elles comptent sur la molécule VIP. « Mais un étudiant de mon laboratoire a découvert que lorsqu’il y a un excès de VIP, les cellules perdent leur capacité de synchronisation, raconte Erik Herzog. C’est comme si, au-delà d’une certaine dose de VIP, les cellules devenaient sourdes aux informations qui leur étaient transmises. »

Les chercheurs ont alors émis l’hypothèse que cette désynchronisation pourrait être salutaire. Autrement dit que face à ce désordre interne, les cellules chercheraient des indices extérieurs, dans l’environnement, pour parvenir à se resynchroniser, et à remettre l’horloge interne en ordre de fonctionnement. 


« Nous étions curieux de voir si un ajout de VIP améliorerait la capacité des horloges biologiques de faire de gros ajustements », relate l’auteur de l’étude. Ils ont donc mené l’expérience chez des souris. Et ils ont constaté que le décalage horaire était réduit de moitié en leur donnant une dose de VIP supplémentaire le jour qui précédait un changement de fuseau horaire. Un changement que les chercheurs avaient simulé en modifiant le rythme jour-nuit des souris.


« C’est vraiment très excitant, conclut le chercheur, parce que c’est la première fois que l’on démontre qu’une substance générée naturellement dans le cerveau améliore le fonctionnement des rythmes circadiens. » Reste maintenant à trouver un moyen pour que le cerveau libère effectivement la dose nécessaire de VIP pour que les vols longs courriers, même en classe économiques, perturbent notre horloge interne le moins longtemps possible.


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