ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Pour Jean Castex, "la vaccination reste au premier rang de la stratégie"

AstraZeneca

Pour Jean Castex, "la vaccination reste au premier rang de la stratégie"

Par Diane Cacciarella

Le Premier ministre, Jean Castex, estime que la France est entrée “dans une forme de troisième vague”. Il mise sur la vaccination pour en sortir, alors que l'utilisation du vaccin d’AstraZeneca est suspendue dans l'hexagone et 11 autres pays européens.

nobtis/iStock
MOTS-CLÉS :
Pour Jean Castex, la France connait actuellement une "troisième vague" de l'épidémie
La vaccination reste la priorité dans cette crise sanitaire, malgré la suspension temporaire du produit d'AstraZeneca
L'Agence Européenne des Médicaments estime à propos de ce vaccin que "les bénéfices dépassent de loin les risques"

La France est entrée dans “une forme de troisième vague de la Covid-19 caractérisée par des variants nombreux”. C’est la formule que beaucoup redoutait, la troisième vague. Ces mots prononcés par Jean Castex mardi après-midi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale pourraient effrayer. Alors, immédiatement, le Premier ministre a tenté de rassurer. Comme depuis le début, il le répète, il mise sur la vaccination “au premier rang de la stratégie” pour endiguer l’épidémie de la Covid-19. Selon Santé publique France, 5 135 616 personnes ont reçu au moins une dose du vaccin en France au 14 mars 2021. Près de 89% des résidents en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou en unité de soins de longue durée (USLD) ont reçu, au moins, la première injection. 

Douze pays européens ont suspendu le vaccin d’AstraZeneca

Problème : si la vaccination est la seule issue, quels seront les effets de la suspension des vaccinations avec le produit d'AstraZeneca décidée par douze gouvernements européens, dont la France, en moins d’une semaine ? Après différents effets secondaires observés, tels que des troubles de la coagulation sanguine, et des décès survenus après l’injection de la première dose, les autorités gouvernementales ont agi par principe de précaution. En effet, pour l’instant, aucune certitude ne permet d’établir un lien entre le vaccin et ces effets secondaires. Une enquête est en cours au niveau européen pour déterminer si ces problèmes médicaux sont dus au produit d’AstraZeneca. 

Les bénéfices du vaccin d’AstraZeneca dépassent de loin les risques

De son côté, AstraZeneca défend son vaccin. “Un examen minutieux de toutes les données de sécurité disponibles concernant plus de 17 millions de personnes vaccinées dans l'Union européenne et au Royaume-Uni avec (le vaccin d’AstraZeneca) n'a montré aucune preuve d'une augmentation du risque d'embolie pulmonaire, de thrombose veineuse profonde ou de thrombocytopénie, dans aucun groupe d'âge, sexe, lot ou pays particulier.”, explique le laboratoire dans un communiqué publié le 14 mars dernier.

Tous les pays européens qui ont suspendu ce vaccin, même si le principe de précaution est justifié, se privent de plusieurs milliers de doses. C’est pourquoi, certains pays comme l’Angleterre ont fait le choix de ne pas l’interdire. Dans l'attente de décisions à venir, les instances européennes, quant à elles, semblent favorables à la poursuite de la vaccination avec le produit d’AstraZeneca. Selon Ermer Cooke, la directrice de l’Agence européenne des médicaments (AEM), “les bénéfices du vaccin d’AstraZeneca dépassent de loin les risques.