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Recherche scientifique

Il serait possible de rajeunir les fonctions cérébrales

Par Mégane Fleury

Des recherches menées sur des souris montrent que réparer la barrière hémato-encéphalique permet de réduire l’inflammation cérébrale et d’améliorer les performances cognitives. 

gorodenkoff/istock

Lutter contre le déclin cognitif en "rajeunissant" le cerveau : des chercheurs montrent que réparer la barrière hémato-encéphalique permettrait de dynamiser les fonctions cérébrales, dans Science Translational Medicine. Ils sont également parvenus à identifier des biomarqueurs permettant de localiser précisément les fuites de la barrière hémato-encéphalique.

Des "fuites" dans le cerveau 

Il existe une structure cellulaire qui sépare le cerveau de la circulation sanguine, appelée barrière hémato-encéphalique. Elle a un rôle de filtre : elle permet aux nutriments de passer mais bloque les toxines et autres substances nuisibles pour l’encéphale. La recherche scientifique a montré que son efficacité diminue avec l’âge, il peut y avoir des "fuites". Des substances inflammatoires passent dans le flux sanguin et peuvent dégrader des tissus ou des cellules cérébrales. 

Un médicament pour "rajeunir" le cerveau 

Dans cette nouvelle recherche, les chercheurs se sont intéressés aux personnes atteintes d’Alzheimer. Grâce à des IRM et des encéphalogrammes, ils sont parvenus à identifier deux biomarqueurs, qui permettent de localiser précisément les fuites de la barrière hémato-encéphalique. Un type de protéines est au cœur de ce processus : les astrocytes. L’équipe de recherche a mis au point un médicament qui bloque l’action de celles-ci. Chez les souris, cela a permis de réduire l’inflammation cérébrale et d’améliorer leur capacité à apprendre de nouvelles tâches. Leurs performances équivalaient à celles de souris jeunes. 

Une piste pour la prise en charge d'Alzheimer ?

Stopper le processus inflammatoire dans le cerveau permettrait donc d’empêcher le vieillissement cérébral voire de retrouver un "cerveau jeune". Ces résultats pourraient permettre d’améliorer le traitement de la maladie d’Alzheimer, même si rien ne garantit pour l’instant que les résultats spectaculaires obtenus chez la souris seront valables chez l’homme.