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Cancer de l'ovaire : Septembre Turquoise, un mois pour sensibiliser

Par Floriane Valdayron

Un rassemblement pour sensibiliser à la lutte contre les cancers gynécologiques se tiendra ce vendredi 20 septembre, de 13 à 14 heures, devant l'hôpital européen Georges Pompidou, à Paris. En France, la première cause de mortalité de ce type de cancers est celui de l'ovaire.

Chinnapong/iStock

Ce vendredi 20 septembre, sur le temps de la pause déjeuner, l'association Imagyn organise une marche d'une heure. Le rassemblement aura lieu à 13 heures devant l'hôpital européen Georges Pompidou, dans le 15ème arrondissement de Paris. Objectif : sensibiliser à la lutte contre les cancers gynécologiques. L'association profite de Septembre Turquoise, le mois de sensibilisation au cancer de l’ovaire, pour mener cette action.

Elle rappelle ainsi que 5 193 cas de cancer de l'ovaire ont été recensés en France en 2018, et qu'il est extrêmement agressif : en provoquant 3 479 décès l'année passée, il se place en première cause de décès des cancers gynécologiques du pays. S'il s'agit du huitième cancer le plus fréquent chez la femme, le cancer de l'ovaire est la quatrième cause de mortalité par cancer chez elle. Devant ces données peu encourageantes, Imagyn rappelle que les chances de survie s'élèvent à 80% si le cancer est détecté tôt.

Parmi les facteurs de risque, le syndrome de stress post-traumatique

Parmi les facteurs de risque les plus connus du cancer de l'ovaire se trouvent notamment la présence d'antécédents familiaux de cancer de l'ovaire, les mutations des gènes BRCA, le syndrome de Lynch, le fait de n'avoir eu aucune grossesse ni accouchement, d'avoir des antécédents personnels de cancer du sein, d'être fumeuse, ou encore d'avoir une endométriose.

Une étude publiée le 5 septembre dernier sur le site de l'AACR (American Association for Cancer Research) a également mis en valeur l'importance du syndrome de stress post-traumatique. "Les femmes ayant souffert d’au moins 6 symptômes associés au syndrome de stress post-traumatique – tels qu'un fort sursaut au moindre bruit ordinaire, ou le fait d'éviter tout rappel de l'expérience traumatisante, ndlr. – sont deux fois plus exposées au risque de cancer des ovaires, comparées aux femmes épargnées par cette souffrance", peut-on lire. Ces risques sont présents même plusieurs décennies après l'événement traumatisant. 

Le cancer de l'endomètre, le plus fréquent des cancers gynécologiques

Si le cancer de l'ovaire est le plus agressif des cancers gynécologiques, celui de l'endomètre est le plus fréquent. D'après l'institut Pasteur, il avait été diagnostiqué à 7 300 femmes en 2012. Plus largement, les cancers gynécologiques concernent d'autres localisations : le col de l’utérus, les trompes, la vulve et le vagin – ces deux derniers étant beaucoup plus rares.

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