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Affaire Naomi Musenga : la jeune fille est décédée d'une intoxication au paracétamol

Naomi Musenga est décédée d'une "intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours" a annoncé ce mercredi le procureur de la République de Strasbourg. Explications. 

Affaire Naomi Musenga : la jeune fille est décédée d'une intoxication au paracétamol Capture écran/Facebook

  • Publié 11.07.2018 à 18h42
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Le procureur de la République de Strasbourg, Yolande Renzi, a clarifié les circonstances de la mort de Naomi Musenga, la jeune fille de 22 ans moquée par une opératrice du SAMU alors qu'elle appelait à l'aide en décembre dernier et décédée quelques heures plus tard.

"Les éléments médicaux obtenus expliquent le décès de Naomi Musenga comme étant la conséquence d'une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours", a-t-elle expliqué dans un communiqué. "La destruction évolutive des cellules de son foie a emporté une défaillance de l'ensemble de ses organes conduisant rapidement à son décès". Plus précisément, Naomi est décédée d'une hépatite aiguë toxique, soit de la destruction de toutes les cellules de son foie. Dans la mesure où cet organe régule de nombreux processus du corps humain, il est évident que les complications aient pu survenir rapidement.

Rappelons que lors de leur échange téléphonique, l'opératrice du SAMU s'était montrée méprisante, moqueuse et avait raccroché trop vite sans envoyer d’ambulance à la jeune fille. Naomi a du attendre cinq heures pour être prise en charge par SOS Médecins, qui l'avait finalement envoyée à l’hôpital. Elle y est décédée le 29 décembre dernier, victime d’un infarctus, dû comme nous le savons aujourd'hui, à une "intoxication au paracétamol". 

Une information judiciaire contre l'opératrice

Persuadée qu'une prise en charge rapide aurait sauvée Naomie, sa famille avait écrit au procureur pour que la justice se saisisse de l'affaire. Les hôpitaux universitaires de Strasbourg dans lesquels Naomie s’est éteinte ont également ouvert une enquête administrative, tandis que la ministre de la Santé a demandé une autre enquête à l'inspection générale des affaires sociales (IGAS).

C'est chose faite. Le procureur de la République de Strasbourg a également annoncé ce jour l'ouverture d'une "information judiciaire du chef de non-assistance à personne en péril contre l'opératrice du centre des appels d'urgence et tous autres, ainsi que du chef d'homicide involontaire contre X".

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