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Cancer du col de l'utérus

Papillomavirus : le vaccin embarrasse les Américains

Aux Etats-Unis, de plus en plus de parents refusent de faire vacciner leurs enfants contre le papillomavirus. En France, une fille sur trois de la population ciblée est vaccinée.

Papillomavirus : le vaccin embarrasse les Américains INNAMORATI/SINTESI/SIPA/SINTESI/SIPA

  • Publié 18.03.2013 à 17h30
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De nombreux parents américains refusent toujours de se plier aux recommandations des médecins qui préconisent la vaccinations des adolescentes contre le papillomavirus humain (HPV),  révèle ce 18 mars une étude publiée dans la revue Pediatrics.

 

En effet, même si le HPV reste la cause principale de cancer du col de l'utérus, les parents justifient leur refus en disant que leur fille est trop jeune,  ou qu'elle n'a pas encore de relations sexuelles. Il s s'inquiètent également de l'innocuité du vaccin et de ses éventuels effets secondaires, précise l'étude. 

Preuve de cette méfiance croissante, alors qu'en 2008, 40% des parents interrogés déclaraient qu'ils refusaient de faire vacciner leur fille, en 2010, le pourcentage montait jusqu'à 44%. Le Centre  américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) recommande que tous les garçons et les filles âgés de 11 et 12 ans soient vaccinés contre le papillomavirus, ainsi que les femmes jusqu'à l'âge de 26 ans et les hommes jusqu'à 21 ans s'ils n'ont pas été vaccinés plus jeunes.
« C'est dans l'autre sens que le pourcentage devrait évoluer», a déclaré l'un des responsables de la recherche, Robert Jacobson, pédiatre à la clinique Mayo, notant, rapporte l'Afp, que les études avaient toujours montré que le vaccin contre le PVH était sûr et efficace.

 

En France, pour protéger les jeunes filles, le Haut conseil de santé publique (HCSP) suivait en janvier 2013 les avis de deux sociétés savantes de pédiatrie (GPIP et SFP) en recommandant officiellement la vaccination HPV pour les jeunes filles à 11 ans. C'est l'évolution des données et la faiblesse de la couverture vaccinale qui avaient amené la HCSP à réviser ses postions. Sur le terrain, les spécialistes constatent que la vaccination contre le cancer du col de l'utérus et les autres maladies causées par les virus HPV  enregistre un recul. En 2010 et 2011, la couverture vaccinale pour une dose perdait près de quatre points en un an chez les filles passant de 39,4% en 2010 à 35,8 l'année suivante. « Ce faible taux, pourrait compromettre l'obtention de l'immunité de groupe », estimait le Haut conseil. 

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