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13 retraités victimes

Empoisonnements : l’aide-soignante encourt 30 ans de prison

Ludivine Chambet, ancienne aide-soignante, encourt 30 ans de prison. Elle est accusée d'avoir empoisonné 13 résidents d’une maison de retraite.

Empoisonnements : l’aide-soignante encourt 30 ans de prison Palais de justice de Chambéry, en Savoie (thierry llansades/Flickr)

  • Publié 22.05.2017 à 18h20
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C’est un sillon mortel que laisse Ludivine Chambet derrière elle. L’aide-soignante est accusée d’avoir empoisonné 13 résidents de l’établissement pour personnes âgées (EHPAD) où elle était employée. En procès au palais de justice de Chambéry (Savoie), la femme encoure 30 ans d’emprisonnement. L’avocat général a réclamé la peine maximale à son encontre, souligne Le Dauphiné Libéré.

Les faits remontent à 2012 et 2013. Ludivine Chambet est alors en poste à l’EHPAD Le Césalet-Dessous, attaché au CH de Chambéry. En l’espace d’un an, 13 résidents âgés de l’établissement font un malaise. 10 en meurent.

Les soupçons se dirigent rapidement vers l’aide-soignante, aujourd’hui âgée de 34 ans. Toutes ces personnes âgées ont un point commun : elles ont reçu des psychotropes alors qu’aucun ne leur était prescrit. Seules les infirmières et les aides-soignants peuvent accéder à l’armoire qui les détient. Et seule Ludivine Chambet était présente lors de tous les empoisonnements.

Un passé lourd

Interrogée par la police, l’aide-soignante reconnaît avoir administré les produits aux seniors. Mais pas pour les tuer. Pour « les soulager ». Au cours du procès, la défense s’est longuement attardée sur le passé médical de la femme pour expliquer son geste.

Ludivine Chambet est atteinte du syndrome de Beckwith-Wiedemann. D’origine génétique, il se caractérise par une croissance excessive, une prédisposition aux tumeurs et des malformations congénitales. De nombreuses interventions chirurgicales sont nécessaires.

Très entourée par sa mère, la savoyarde aurait agi, selon Le Figaro, « dans un état second lié à sa propre souffrance ». Souffrance motivée par le décès de sa génitrice, qui a succombé à une leucémie.

C’est ce contexte qui lui vaut une réquisition moins lourde que la perpétuité. Le tribunal reconnaît une altération des facultés mentales au moment des faits. Ce qui ne lui vaut pas pour autant la clémence de l’avocat général. Il a décrit Ludivine comme « dangereuse » et auteur d’actes « monstrueux et énormes ».

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