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QUESTION D'ACTU

Depuis la crise de 2008

Quatre Français sur dix estiment que leur santé s'est dégradée

Selon la DREES, trois quarts des Français s’estiment en bonne santé. Mais près de la moitié pense aussi que leur état de santé s’est dégradé depuis 2008.  

Quatre Français sur dix estiment que leur santé s'est dégradée pressmaster/epictura

  • Publié 15.03.2017 à 12h29
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Alors qu'on leur reproche souvent d'être pessimistes, les Français déjouent les pronostics. Dans le Baromètre d’opinion de la DREES (1) de 2016, trois quarts d'entre eux s’estiment en effet en bonne santé. Mais chassez le naturel, et il revient au galop. Près de la moitié des interrogés pense aussi que leur état de santé s’est dégradé depuis la crise économique de 2008. Et ce pourcentage d'inquiets a même augmenté ces dernières années (44 % contre 36 %). 

Pire, comme en 2015, huit personnes sur dix considèrent que la société est injuste, et neuf sur dix, que la hausse de la pauvreté et de l’exclusion va se poursuivre. Ce constat diffère toutefois en fonction de la situation géographique des sondés. À l’inverse des habitants de la périphérie des grands pôles urbains, ceux des centres ont une vision plus positive du niveau de cohésion sociale, ou du caractère méritocratique de la société.

Taxer les labos pour sauver la Sécu

« Cette représentation négative de l’évolution de la santé des Français pourrait expliquer le souhait des personnes interrogées que les efforts pour réduire le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale ne se fassent pas au détriment des assurés », rapporte la DREES.

Ainsi, parmi les huit mesures soumises à ce titre aux enquêtés, ce sont la taxation des fabricants de médicaments ainsi que la limitation des tarifs des professionnels de santé qui recueillent l’approbation la plus large : huit personnes sur dix soutiennent ces orientations.

Le revenu universel ne séduit pas 

La deuxième série de mesures la plus populaire consisterait à intervenir sur les pratiques des professionnels de santé : permettre aux infirmiers ou aux pharmaciens d’effectuer certaines tâches à la place des médecins (66 %), ou modifier les habitudes des médecins pour qu’ils prescrivent moins de médicaments et d’examens (64 %). Au contraire, la proposition de restreindre les remboursements de certaines prestations rassemble plus d’opposants que de partisans, en particulier s’il s’agit de réduire la prise en charge des longues maladies (2).

Enfin, les Français sont moins favorables à une restriction des prestations sociales aux seuls cotisants et seulement un cinquième souhaite la mise en place d’un revenu universel. Malgré ce soutien aux prestations sociales existantes, huit enquêtés sur dix pensent que de nombreuses personnes ne bénéficient pas des droits ou allocations auxquels elles peuvent prétendre, principalement par manque d’information. 

(1) La direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques. 

(2) Une décision qui ne serait approuvée que par 15 % des enquêtés. 

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