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QUESTION D'ACTU

Etude sur la souris

Stress post-traumatique : la kétamine préviendrait les symptômes

Administrer de la kétamine avant une exposition à une situation génératrice de stress post-traumatique permet de réduire les symptômes, selon une étude.

Stress post-traumatique : la kétamine préviendrait les symptômes Esbenklinker/epictura

  • Publié 10.02.2017 à 19h25
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A en juger de son utilisation dans le milieu festif, on pourrait s’en douter. Mais voilà l’intuition confirmée : la kétamine possède d’intéressantes propriétés antistress. Selon une nouvelle étude, cette substance présente dans plusieurs médicaments pourrait prévenir les symptômes induits par le stress post-traumatique.

Des travaux précédents avaient déjà démontré les effets antidépresseurs de la molécule mais cette fois-ci, il ne s’agit pas de curatif. Dans leurs travaux, publiés dans la revue Neuropharmacology, les auteurs ont ainsi utilisé la kétamine en « prophylactique », pour prévenir un événement générateur de stress post-traumatique, avec des résultats visiblement favorables.

Un mois avant le stress

L’étude a été menée sur des souris exposées à des situations stressantes et conditionnées pour développer des chocs face à ces situations. Par voie intraveineuse, les chercheurs ont administré une dose de kétamine aux souris, à nouveau exposées au même stress.

Or, après avoir reçu de la kétamine, les souris manifestaient moins de signes de peur (tremblement, accélération du rythme cardiaque, prostration ou agressivité…). Cette observation s’est vérifiée lorsque l’injection avait eu lieu une heure avant l’exposition au stress, mais aussi une semaine ou un mois plus tôt.

"Effet-vaccin"

Ces résultats, bien que préliminaires, suggèrent une sorte d’ « effet-vaccin » contre la peur, dont la fenêtre d’administration reste à déterminer. Les auteurs ont par ailleurs observé qu’injecter une autre dose de kétamine une heure après le stress permet de réduire les symptômes, ce qui suggère une double action contre le stress post-traumatique.

La kétamine n’est pas la seule molécule sur laquelle la science se penche pour traiter cette pathologie. Dans la région parisienne, douze établissements testent une nouvelle approche dans le traitement du stress post-traumatique : le propranolol, un bêtabloquant indiqué dans l'hypertension artérielle, en complément d'une thérapie par la parole. Près de 300 patients sont inclus dans ces travaux, dont des victimes des attentats de Paris et de Saint-Denis.

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