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Amnesty International

Libye : urgence sanitaire à Benghazi

Les habitants de Benghazi vivent en état de siège, rapporte Amnesty International. Ils n’ont plus accès à l’eau, à la nourriture ni aux soins.

Libye : urgence sanitaire à Benghazi Mohammed el-Shaiky/AP/SIPA

  • Publié 30.09.2016 à 18h41
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L’actualité nous mène à porter notre regard sur Alep, ville syrienne assiégée, bombardée, inaccessible aux convois humanitaires. Par un triste effet miroir, cette actualité nous emmène cette fois à Benghazi, deuxième ville de Libye, qui subit les conséquences désastreuses de cinq années de guerre civile.

« Pris au piège »

Un rapport d’Amnesty International publié ce vendredi lance un cri d’alarme sur la situation de Benghazi. A l’image d’Alep, cette ville qui comptait en 2011 près de 650 000 habitants est aujourd’hui en état de siège. « Des centaines de civils sont pris au piège dans les quartiers de Benghazi, écrivent les auteurs. La ville fait face à une intensification du conflit après plusieurs mois de blocus militaire ».

L’ONG a rassemblé les témoignages de 130 familles et de centaines de ressortissants étrangers coincés dans la zone résidentielle de Ganfouda, au sud-ouest de Benghazi. « Toutes les routes d’accès sont bloquées par les combattants ou par l’Armée Nationale Libyenne ; l’accès en nourriture, en eau et en électricité a été coupé », rapporte Amnesty International.

Eau sale, nourriture pourrie…

« Le temps est compté pour les civils de Ganfouda (…). Alors que les bombes et les obus continuent de pleuvoir sur eux, ils luttent pour survivre avec de la nourriture pourrie et de l’eau sale. Les personnes malades et blessées doivent se soigner avec les médicaments périmés, dont les réserves s’épuisent ». L’absence d’eau potable menace de provoquer des épidémies.

Le rapport décrit une situation particulièrement préoccupante pour les enfants bloqués dans ces quartiers assiégés. Selon les auteurs, ces enfants ont « la peau sur les os » du fait de la sous-nutrition et de la malnutrition auxquelles ils sont exposés. Les bébés manquent de lait – une femme a d’ailleurs dû accoucher à domicile, sous les bombes. Sur place, les habitants expliquent que les réserves de céréales, de riz et d’huile sont écoulées.

Mohamed, l’un d’entre eux, a accueilli chez lui huit familles, soit environ 45 personnes qui s’entassent dans sa maison dans des conditions sanitaires préoccupantes. Il rapporte qu’en l’absence de combustible pour la cuisine, ils ont dû cuire les aliments avec du charbon déposé dans une brouette. Lui souffre de troubles rénaux mais n’a plus de médicaments pour se traiter.


Ouvrir des couloirs humanitaires

Amnesty International appelle les protagonistes du conflit à épargner les civils, à laisser l’aide humanitaire s’acheminer dans ces quartiers assiégés, et à respecter le droit international humanitaire. « Les attaques indiscriminées et disproportionnées sont interdites par le droit international, et tous les efforts doivent être faits pour distinguer les cibles militaires des civils ».

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