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Rapports non protégés

VIH : les antirétroviraux bloquent la transmission par voie sexuelle

Le risque de transmission du VIH lors d'un rapport sexuel non protégé est très faible voire négligeable lorsque le partenaire séropositif a une charge virale indétectable. 

VIH : les antirétroviraux bloquent la transmission par voie sexuelle belchonock/epictura

  • Publié 14.07.2016 à 08h07
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Les patients séropositifs ayant une charge virale indétectable ont très peu de risque d’infecter leur partenaire lors d’un rapport sexuel, suggère une étude publiée ce mercredi dans la revue médicale JAMA.

Un traitement antirétroviral efficace et le bon suivi de cette thérapie permettent de rendre la quantité de virus présente dans le sang et autres fluides corporels indétectable. Or, le risque de transmettre le VIH dépend de la charge virale. Plus elle est importante et plus le risque d’infection est élevé. A l’inverse, lorsqu’elle est inférieure à 40 ou 50 copies par mL pendant au moins six mois, le risque est faible voire négligeable, selon les experts.

Une stratégie de prévention à nouveau confirmée par ces récents travaux dirigés par l’University College de Londres. Menée dans 14 pays européens différents auprès de 900 couples hétérosexuels et homosexuels, dont l’un des partenaires est séropositif et sous traitements antirétroviraux, cette étude révèle qu’aucun cas de transmission du VIH n’a été rapporté alors même que les couples avaient des rapports sexuels non protégés. Pour participer à ces travaux, les personnes infectées devaient avoir un charge virale inférieure à 200 copies par mL de sang.


Conseiller les couples sérodifférents

Les chercheurs ont suivi les volontaires pendant plus d’un an. Durant cette période, les couples ont rapporté avoir des rapports sexuels non protégés environ 37 fois, soit plus de 22 000 rapports pour les couples homosexuels, et 36 000 rapports hétérosexuels.

Bien que 11 personnes aient contracté le VIH au cours du suivi, dont 10 hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les auteurs indiquent que ces infections n’ont pas pu être reliées à leur(s) partenaire habituel(s). Les tests en laboratoire ont en effet montré que les virus responsables de ces nouvelles infections sont différents de celui qui a infecté la personne proche.

Les auteurs soulignent que ces travaux ne permettent pas de dire s’il est sûr ou non pour les couples sérodifférents d’avoir des rapports vaginaux et anaux non protégés. En revanche, ils apportent des informations chiffrées pouvant aider les couples à évaluer leurs propres risques et prendre une décision éclairée.

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