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Secourisme

Biscarrosse : un drone contre les noyades en mer

Le drone Helper accompagnera les secouristes sur les plages de Biscarrosse cet été. Piloté par un sauveteur, il peut lancer une bouée à la victime.

Biscarrosse : un drone contre les noyades en mer jarp14/epictura

  • Publié 06.07.2016 à 12h13
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Jeu vidéo grandeur nature, aide à la cartographie, livreur de pizza, les drones ne cessent de se trouver de nouvelles applications. La dernière en date : assister les sauveteurs en mer. Helper (Human Environment and Life Protect Emergency) rejoindra les plages de Biscarrosse dans les Landes du 20 juillet au 22 août. Ce drone vole à 80 km/h et peut arriver en quelques minutes auprès de la personne qui se noie et lui lancer une bouée de sauvetage. « Lors des tests, Helper est arrivé une minute avant le maître-nageur sauveteur (MNS) », confie le médecin urgentiste Fabien Farge au Figaro.

 

Technologie embarquée

Pourtant, l’engin n’a pas vocation à se substituer aux sauveteurs. Piloté par un MNS, il a un rayon d’action de 300 mètres. Sa caméra thermique donne aux équipes de secours de précieuses informations sur l’état de la victime. Il faudra toujours un sauveteur pour ramener la personne sur le sable, mais la balise GPS permet de localiser précisément la personne qui se noie et de l’atteindre plus vite.

Petite originalité loin de la coquetterie : Helper est rose. Non pas pour suivre la mode, mais simplement parce que cette couleur est la plus visible pour l’œil humain. De quoi être repéré facilement par une victime désorientée par exemple. Le drone aussi doit trouver le nageur rapidement, et ce pourrait être l’un de ses points faibles. En effet, impossible pour la caméra de l’engin de détecter une personne sous l’eau. Que faire également si la victime flotte mais est inconsciente ? Larguer une bouée ne serait d’aucun secours.

 

Point faible : la météo

Jean-Michel Lapoux, secrétaire général de la Fédération des maîtres-nageurs sauveteurs s’interroge aussi dans le quotidien sur les performances de l’appareil en cas de gros temps. Un vent trop violent empêcherait par exemple le drone d’atteindre sa cible. Si la houle est trop forte, comme cela est fréquent sur les plages de l’océan Atlantique, la machine pourrait même tomber à l’eau. Un écueil à éviter à tout prix pour une aide qui coûte entre 18 000 et 20 000 euros.

Un premier test grandeur nature aura lieu ce vendredi 8 août. Les conclusions sur l’efficacité et la fiabilité du dispositif seront prises fin août après la phase d’essai. En cas de succès, Helper pourrait remplir d’autres missions, comme la surveillance des marées noires.

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