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QUESTION D'ACTU

Irritation, plaies, syndromes des canaux...

Des chaussures trop étroites à l'origine de pathologies

Vos chaussures ne sont peut-être pas adaptées à votre pied. Leur largeur doit être prise en compte lors de l'achat d'une paire, rappelle l'Académie de médecine.

Des chaussures trop étroites à l'origine de pathologies Wavebreakmedia/epictura

  • Publié 21.06.2016 à 15h02
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Trouver chaussure à son pied n’est pas chose aisée. Les adeptes de cet accessoire vestimentaire peuvent en témoigner. Ce n’est pas faute de marques disponibles. Un rapport de l’Académie de médecine pourrait bien compliquer encore les choses : nous ne serions pas chaussés à la bonne taille, affirme-t-il. En réalité, il y a deux pointures pour le pied : sa longueur et sa largeur. Le deuxième paramètre n’est presque jamais utilisé.

Ni trop court, ni trop long

« En France, la quasi-totalité de la population porte des chaussures industrielles, standardisées, avec une seule largeur disponible par pointure », constate l’auteur de ce rapport, Alain Goldcher. Ce spécialiste de la rhumatologie dénonce les nombreuses idées reçues véhiculées sur la chaussure. Contrairement à ce que bon nombre pense, les produits fabriqués industriellement ne correspondent pas à toutes les largeurs de pied. Voilà qui devrait attiser l'intérêt des Cendrillon en herbe. 
Les bouts pointus, eux, sont bel et bien néfastes puisqu’ils peuvent provoquer des compressions. Même en dessous de 5 cm, la hauteur des talons favorise les pathologies de l’avant du pied.

Les problèmes liés au port des chaussures sont bien plus nombreux que ce que l’on pourrait penser. Trop courtes, elles provoquent des compressions au niveau de la tige. Le frottement chronique peut ainsi mener à des plaies à répétition mais aussi à des troubles au niveau des différents canaux du pied (tarsien, de Morton…). Trop longues, elles forment un terrain propice à la talalgie.

Les tongs en été ?

L’Académie de médecine fait état d’un autre problème relatif au chaussement : lorsque ces précieux brodequins sont moins larges que le pied. Les compressions favorisent alors la survenue de cals, de durillons… et même de griffes fonctionnelles d’orteil ! « Que chacun connaisse sa pointure réelle et que les fabricants aient l’honnêteté de marquer cette pointure réelle sur leurs produits, cela suffirait à éviter la plupart des douleurs des pieds », conclut donc Alain Goldcher. La pointure réelle afficherait ainsi la longueur du pied – 39 par exemple – et sa largeur – 7e par exemple. Le médecin propose que cette précision soit rendue obligatoire.

Aux pieds peu chanceux, qui dépassent de peu la largeur standard, les Académiciens recommandent le port de modèles dont la tige peut être adaptée à l’aide d’une bride, d’un élastique ou de lacets.
« En chaussure d’été, la tong représente le meilleur modèle, sans aucune compression au niveau des articulations métatarsophalangiennes », ajoute Alain Goldcher. Pas sûr cela dit que pour amortir les chocs au niveau des articulations, cette solution soit idéale. Si le pied n’entre pas dans les modèles habituels, alors les chaussures thérapeutiques – remboursées à 65 % - sont conseillées.

 

Des maladies forcent à adapter ses chaussures

Dans certains cas, le pied est trop déformé pour être adapté aux normes industrielles, un hallux valgus à l’angle supérieur à 15 degrés par exemple. Dans ces cas, des chaussures adaptées sont nécessaires avec différents paramètres selon la pathologie. Le changement de chaussure peut s’avérer particulièrement efficace lors des syndromes canalaires (syndrome de Morton par ex.) et des lésions ostéo-articulaires. Chez les diabétiques, qui perdent leur sensibilité, cela semble presque inévitable : 50 % des plaies du pied surviennent après le port de chaussures inadaptées.

Lorsque des orthèses ont été prescrites par le podologue, un conseil important manque souvent : ne pas placer les semelles dans les chaussures habituelles car une largeur supplémentaire est à prévoir. Cela provoque des syndromes capitométatarsiens, liés à l’appui excessif lors de la marche.

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