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Etude polonaise

Hypertension : vivre à côté d’un aéroport augmente le risque

Les riverains des zones aéroportuaires feraient plus d’hypertension que les autres. Leur cœur en porterait les signes physiques.

Hypertension : vivre à côté d’un aéroport augmente le risque CpaKmoi/Flickr

  • Publié 20.06.2016 à 12h45
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Vivre à proximité d’un aéroport peut fortement nuire à la santé. Ce constat, répété à l’envi au gré des rapports annuels sur les nuisances subies par les riverains des zones aéroportuaires, fait l’objet d’une nouvelle étude. Cette fois, les auteurs se penchent sur les conséquences cardiovasculaires du bruit des avions.

Les résultats de ces travaux ont été présentés au congrès de la Société Européenne de Cardiologie. « Le trafic aérien a explosé depuis que les avions à réaction ont été introduits sur le marché dans les années 1960 », a expliqué Marta Rojek, de l’Université de Cracovie (Pologne), qui a mené l’étude.

Ainsi, selon l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile, quelque 64 millions d’atterrissages et de décollages ont été recensés en 2013. « Ce nombre devrait doubler d’ici 20 ans », a souligné la chercheuse. D’où la nécessité d’établir des données fiables sur l’impact sanitaire de ce moyen de transport.

Artères plus rigides

Pour l’évaluer, l’équipe a rassemblé 201 adultes âgés de 40 à 66 ans, riverains de zones aéroportuaires depuis au moins trois ans. Parmi ce groupe, 101 personnes étaient régulièrement exposées à des nuisances sonores d’au moins 60 décibels ; le reste du groupe vivait dans des zones où l’environnement sonore n’excédait pas les 55 décibels. Il a ainsi servi de groupe contrôle à l’étude.

La tension artérielle des participants a été mesurée, ainsi que la rigidité de leur aorte – un marqueur d’âge biologique associé à un risque accru d’infarctus. Or, selon les observations des chercheurs, les riverains exposés aux nuisances sonores les plus intenses faisaient plus d’hypertension que les autres (40 % contre 24 %). Ils avaient aussi une tension systolique plus élevée (146 contre 138 mmHg).

Les chercheurs ont également observé des signes d’atteinte organique. En effet, les habitants des aéroports les plus bruyants présentaient des aortes plus rigides et une masse ventriculaire plus élevée.
Selon les chercheurs, ces résultats pourraient s’expliquer par les niveaux de stress induits par le bruit des avions chez ces riverains exposés en permanence.

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