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A un stade précoce

Maladie de Lyme : un test urinaire pour la détecter

La maladie de Lyme pourrait être détectée tôt grâce à un test urinaire semblable à un test de grossesse. Chez les patients symptomatiques, il détecte tous les cas.

Maladie de Lyme : un test urinaire pour la détecter Bork/epictura

  • Publié 22.05.2016 à 10h21
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Un simple test urinaire pour détecter la maladie de Lyme. Voilà ce que propose une équipe de l’université George-Mason (Fairfax, Virgine, Etats-Unis) pour améliorer la détection précoce de cette infection transmise par la tique. Selon les auteurs, qui publient leurs résultats dans le Journal of Translational Medicine, cette approche pourrait résoudre le problème lié aux tests sanguins, qui demandent un délai supplémentaire entre la morsure et l’examen.

100 % d’échantillons positifs

Les chercheurs ont pris leur temps pour réaliser ces travaux. Pendant trois ans, ils ont recruté plus de 300 personnes. Certaines étaient atteintes de symptômes évocateurs de Lyme, d’autres en bonne santé ou d’autres signes cliniques.
Tous ont passé une analyse d’urine semblable au test de grossesse. Les résultats ont ensuite été confirmés avec les tests classiques de dépistage.

Le test consiste à traquer une protéine qui s’exprime à la surface de la bactérie Borrelia, qui provoque la maladie de Lyme, dans les urines du patient.100 % des échantillons prélevés avant et après le traitement des patients symptomatiques étaient positifs.
« Si l’état du patient s’améliore, le test devient négatif, ajoute Lance Liotta, qui signe la publication. C’est une bonne façon de le surveiller. » En France, quelques 28 000 personnes sont diagnostiquées chaque année. 10 % des tiques seraient porteuses de la bactérie en cause.



D’autres maladies en vue

L’objectif, avec ce test, est de détecter l’infection très rapidement. Les médecins peuvent ainsi mettre au point un traitement antibiotique rapide, expliquent les auteurs. Mais les résultats pourraient aussi distinguer quels patients en bénéficieraient et lesquels risquent de faire des rechutes.

L’équipe ne compte pas s’arrêter là. Ses membres tentent maintenant de reproduire la démarche dans d’autres pathologies. « Parmi les autres cibles figurent la maladie de Chagas, qui est infectieuse et causée par un parasite, et la toxoplasmose, une autre maladie provoquée par un parasite », explique Alessandra Luchini.

Retrouvez l'invité santé de pourquoidocteur, le Pr Christian Perronne

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