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QUESTION D'ACTU

Etude dans Psychosomatic Medicine

Rhume : se sentir en mauvaise santé peut prédire un risque

Selon une étude, le jugement sur son bon état de santé serait un indicateur de l’apparition du rhume. On tomberait donc plus facilement malade quand on se croit en mauvaise santé.

Rhume : se sentir en mauvaise santé peut prédire un risque ISOPIX/SIPA

  • Publié 14.11.2015 à 15h15
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Les hypocondriaques s'y retrouveront. Mais se juger en mauvaise santé exposerait à un risque plus importante de rhume ou de microbes. C'est ce que viennent de démontrer des chercheurs américains dans une étude explorant le lien entre état de santé subjectif et immunité. Des résultats étonnants publiés dans Psychosomatic Medicine et relayés par l'agence Relaxnews.

Sous surveillance clinique durant 5 jours 

Pour parvenir à cette conclusion, des psychologues de la Carnegie Mellon University en Pennsylvanie (Etats-Unis) ont utilisé l'auto-évaluation de la santé ou « Self-Rated Health » (SFR). Il s'agit d'un indicateur souvent utilisé pour mesurer l'opinion d'individus sur leur état de santé général. 
Plus précisément, ces scientifiques ont sélectionné 360 adultes bien portants, âgés en moyenne de 33 ans, à qui ils ont demandé d'auto-évaluer leur santé à l'aide d'un questionnaire. Tous les volontaires avaient ainsi le choix entre « excellent », « très bon », « bon », « moyen » ou « faible ». Aucun d'entre eux n'a coché cette dernière réponse, tous ayant été choisis pour leur bonne santé, et seuls 2 % ont répondu « moyen ».

Par la suite, les participants ont été exposés au virus d'un rhume banal et placés sous surveillance clinique durant 5 jours afin d'étudier le développement de l'agent infectiogène.  

Et les résultats sont sans appel. L'équipe rapporte que près d'un tiers des participants a développé un rhume. Et surtout, ceux ayant auto-évalué leur santé comme « très bonne », « bonne » ou « moyenne » ont deux fois plus de risques d'être atteints par ce virus que les volontaires qui avait évalué leur santé comme « excellente ».

Des éléments non détectables par le médecin

Côté explications, l'équipe confie que « ce risque majoré de rhume n'était pas à attribuer à l'infection, mais plutôt à la probabilité accrue d'avoir des signes objectifs de la maladie une fois celle-ci développée ».

Des variables telles qu'une mauvaise hygiène de vie, un plus fort niveau de stress, des émotions négatives ou des indicateurs socio-économiques n'entraient pas en ligne de compte, précisent-ils.

Dans des propos rapportés par Le Parisien, Sheldon Cohen, l'auteur principal de cette étude, pense qu'un tel lien peut s'expliquer par « les émotions, les sensations, les symptômes diffus, des changements subtils dans le dysfonctionnement du système immunitaire qui prévient que quelque chose va mal avant même que les symptômes cliniques n'apparaissent ». « Ce sont sinon certains éléments que nous percevons dans notre corps et qui ne sont pas détectables par le médecin », conclut-il. Un argument de plus que les hypocondriaques ne manqueront pas de ressortir devant leur médecin !

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