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Etude américaine

Sexualité : 7 à 13 minutes pour atteindre le 7e ciel

Par Julie Levallois

Elle est passée inaperçue pendant 7 ans, et pourtant cette étude répond à une question que beaucoup se posent : la durée idéale d'un rapport sexuel. Selon les experts, 7 à 13 minutes suffiraient.

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Une étude, qui refait surface 7 ans après sa publication, répond à une interrogation qui torture de nombreux couples : "quelle est la durée idéale d’un rapport sexuel ?". Certains se lancent dans l'acte comme dans un marathon, d’autres sont plus adeptes du sprint, mais la question demeure. Deux chercheurs de l’Université d’Etat de Pennsylvanie ont pris leur courage à deux mains et convaincu 34 de leurs confrères de la Société pour la Recherche et la Thérapie sur le sexe.

Médecins, travailleurs sociaux, thérapeutes et infirmiers ont eu la lourde tâche de créer une échelle de plaisir, selon la durée de l'acte, sur la base des milliers de témoignages recueuillis en consultation. Les résultats ont été publiés dans le Journal of Sexual Medicine.

Loin des stéréotypes

En excluant les préliminaires, les thérapeutes se montrent assez peu gourmands sur la durée à partir de laquelle un rapport devient agréable (3 à 7 minutes). En dessous de ce seuil, c’est tout simplement trop court. Les spécialistes cependant qu'il ne faut pas s’éterniser sur la pénétration : 10 à 30 minutes, c’est beaucoup trop long, jugent-ils. En revanche, la fourchette assez large de 7 à 13 minutes avant éjaculation leur semble plutôt source de plaisir.

Et cela contredit fortement les idées véhiculées par l’industrie du porno. « La culture populaire renforce les stéréotypes à propos de l’activité sexuelle, déplorent les chercheurs. Beaucoup d’hommes et de femmes semblent adhérer à l’illusion des gros pénis, des érections massives et des rapports qui durent toute la nuit. »

Les participants à cette étude ont donc des attentes plutôt réalistes. Mais plusieurs limites émergent, à commencer par le petit échantillon. Ce sont en plus des hétérosexuels, ce qui exclut toute la population homosexuelle, bisexuelle et transsexuelle, qui peut avoir des désirs différents. Ensuite, l’estimation de la durée d’un rapport idéal exclut les préliminaires… qui influencent beaucoup le ressenti. Car les spécialistes le répètent suffisamment souvent, il n’y a pas que la pénétration qui soit source de plaisir dans la sexualité.