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QUESTION D'ACTU

Comment se protéger des allergies alimentaires

Les allergies alimentaires ont progressé au cours de ces dernières années, passant de 1% en 1970 à 6 à 8 % de la population aujourd'hui. Pour éviter les accidents, suivez les conseils du Dr Patrick Serog


  • Publié 25.03.2013 à 20h20
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8% des enfants de moins de 3 ans ont une allergie alimentaire. Certaines  s'atténuent ou disparaissent avec l'âge. Pour les adultes, on estime que 2 à 3% d'entre eux vivent avec une allergie alimentaire. Pour éviter de se mettre en danger et apprendre à vivre avec ces allergies, le Dr Patrick Serog vous prodigue ces conseils.

 

Les réponses du Dr Patrick Serog,
médecin nutritionniste à Paris

 



L'allaitement de son nourrisson permet-il d'éviter les allergies à son enfant ?

Comment peut-on détecter une allergie alimentaire chez un enfant?

Ces allergies peuvent-elles entraîner des réactions plus graves?

Quelles sont les principales allergies alimentaires?

Certaines d'entres elles, peuvent-elles s'atténuer avec l'âge?

En cas d'allergie, doit-on supprimer définitivement l'allergène de notre alimentation?

Existe-t-il des substituts aux principaux aliments allergènes?

Malgré une allergie, peut-on continuer à avoir une alimentation agréable?

 

pourquoidocteur: L'allaitement de son nourisson permet-il d'éviter les allergies à son enfant ?

Dr Patrick Serog: On a remarqué effectivement que les enfants qui étaient allaités avaient un petit peu moins d'allergies alimentaires, mais cela va dépendre beaucoup de l'allergie des parents. Si les parents ont un terrain allergique, au moment de la diversification alimentaire, on va retrouver cette allergie bien sûr. Mais les anticorps que la mère va donner à son enfant au travers du lait vont l'aider dans la diversification alimentaire à devenir moins allergique. 


 

 

Comment peut-on détecter une allergie alimentaire chez un enfant ?

Dr Patrick Serog: Les premiers signes évidemment vont apparaître parce que c'est un enfant qui va devenir rouge, qui va faire un eczéma ou qui va tout d'un coup se mettre à tousser beaucoup, surtout après les repas ou après une collation. On peut faire des tests cutanés où on applique à différents endroits sur la peau une goutte d'une série de solutions contenant chacune une petite quantité d'allergènes. Des tests sanguins peuvent être réalisés pour mesurer les IgE, ce sont les immunoglobulines, qui sont spécifiques à un aliment en particulier. Et puis il y a les tests de provocation, qu'il faut absolument faire dans un hôpital car on va faire ingérer l'aliment et il peut se passer des choses graves. D'où la nécessité d'être dans un service où on va avoir la possibilité de soigner immédiatement l'enfant.



 

Ces allergies peuvent-elles entraîner des réactions plus graves?

Dr Patrick Serog: Le grand risque de l'allergie alimentaire, c'est le choc anaphylactique. C'est-à-dire cet oèdeme au niveau de la gorge. Autres, inconvénients l'accélération du rythme cardiaque liée aux poussées d'adrénaline. Mais aussi des lésions cutanées qui peuvent être très importantes et qui peuvent être aussi très handicapantes.


 

 

Quelles sont les principales allergies alimentaires?

Dr Patrick Serog: En premier lieu, les arachides (les cacahuètes) les fruits à coque (amendes, noix de cajou, noisettes), le lait de vache, les oeufs, les poissons, des fruits de mers (le crabe, le homard et les crevettes), le soja, le blé, les graines de sésame. N'importe quel aliment peut justement déclencher une allergie parce que l'enfant ne pourra pas le supporter alors qu'on ne s'y attendait pas. 


 

Certaines d'entres elles peuvent-elles s'atténuer avec l'âge?

Dr Patrick Serog: Il y a beaucoup d'allergies alimentaires qui s'atténuent avec l'âge ou qui vont disparaître avec le temps.  Par exemple, l'allergie au lait de vache, aux oeufs, au soja. Certaines  ont tendance à persister toute la vie comme les allergies  à l'arachide, aux noix, aux poissons, aux fruits de mer et au sésame.


 

En cas d'allergie, doit-on supprimer définitivement l'allergène de notre alimentation?

Dr Patrick Serog: Aujourd'hui non. On s'est apercu que ça augmentait les allergies. En fait, on essaye de donner de petites quantités de l'aliment, bien sûr s'il ne fait pas de réactions absolument terribles comme la réaction anaphylactique. Mais lorsque ce sont de petites allergies  avec des eczémas, on essaye de redonner un petit peu de cet allergène, en petites quantités surtout. Par exemple, pour les enfants, on s'aperçoit qu'avec cette méthode, on va peu à peu les immuniser. C'est ainsi que vont disparaître encore plus rapidement leurs allergies. C'est comme ça qu'on va diversifier l'alimentation de l'enfant.   


 

Existe-t-il des subsituts aux principaux aliments allergènes?

Dr Patrick Serog: Oui,par exemple pour le lait. Il y a des laits hypoallergéniques qui existent. Il y a aussi des préparations spécifiques au soja qui sont hypoallergéniques. Et évidemment, toutes ces préparations sont bien mieux supportées, voir totalement supportées par l'enfant. 


 

Malgré une allergie, peut-on continuer à avoir une alimentation agréable?

Dr Patrick Serog: Oui, on peut avoir une alimentation agréable. Bien sûr, on peut être frustré  parce que les petits copains vont consommer des aliments que nous ne pouvons pas consommer quand on est allergique. Mais on peut avoir heureusement une alimentation assez diversifiée à la condtion que l'enfant n'ait pas de multiples allergies. Car alors là, ça devient très diffcile et en général ces enfants sont obligés de manger à la maison et pas à l'extérieur.  

 

Propos recueillis par Bruno Martrette

 

 

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