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Acné : traiter les boutons sans les maltraiter pour éviter les cicatrices
Acné : traiter les boutons sans les maltraiter pour éviter les cicatrices
Publié le 17.09.2015
Mise à jour 17.09.2015
Acné : traiter les boutons sans les maltraiter pour éviter les cicatrices
© 123RF-Ocskay Bence Mor

Acné : DIAGNOSTIC

Comment faire le diagnostic d’acné ?

Le diagnostic d'acné est le plus souvent fait par le médecin traitant sur un simple examen clinique.
La présence de comédons est à ce titre tellement caractéristique de l'acné que leur absence doit faire remettre en cause le diagnostic.

Quand faut-il consulter pour une acné ?

Lorsque l’acné a été traitée par l’adolescent avec des médicaments en vente libre et que l’état de la peau ne s’améliore pas, il est temps de consulter un médecin. Le médecin traitant, ou un dermatologue, peut être consulté, même en cas d’acné bénigne car même celle-ci peut laisser des cicatrices. De plus, il est difficile de prédire si l’acné restera bénigne ou empirera avec le temps.

Faut-il faire des examens complémentaires ?

Au cours de l’acné juvénile, aucun examen complémentaire n'est nécessaire.
Chez la femme adulte souffrant d’une acné tardive, un bilan hormonal pourra être demandé pour rechercher une cause éventuelle d'hypersécrétion d'hormones masculines (hyperandrogénie relative). Ces dosages d’hormones sexuelles (et de leurs dérivés) seront demandés uniquement si des signes cliniques de « virilisation » sont présents : pilosité importante, perte des cheveux, troubles des règles, prise de poids...
En cas de troubles de la fertilité et de surpoids associés, il est possible de compléter le bilan par une échographie des ovaires pour rechercher une anomalie de la morphologie de ces glandes et, en particulier, la présence de nombreux kystes, qui feraient évoquer un « syndrome des ovaires polykystiques ».
Certains traitements de l'acné ne peuvent pas être prescrits sans une surveillance rigoureuse de quelques paramètres biologiques (bilan lipidique et hépatique) qui vont nécessiter une prise de sang : c'est, en particulier, le cas de l'isotrétinoïne, par voie orale. Les dosages se font quand on commence le traitement, puis un mois plus tard et tous les 3 mois, tout au long du traitement.
Avec l'isotrétinoïne par voie orale, le risque de malformation du fœtus est réel chez la femme jeune, qui peut parfois ignorer être enceinte. Chez les femmes jeunes en âge d'avoir des enfants, un test de grossesse est donc systématique et obligatoire avant la prescription. Il doit être réalisé 3 jours avant chaque consultation. Le médecin ne pourra prescrire ou renouveler le traitement par isotrétinoïne que si ce test est présent. De plus, ce traitement doit obligatoirement être associé à une contraception efficace par voie orale (pilule contraceptive). Un dernier test de grossesse devra être réalisé 5 semaines après la fin du traitement.

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