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QUESTION D'ACTU

Chiffres du Centre national de gestion

Hôpital : 30 % des postes d'anesthésistes sont vacants

En France, près de 30 % des postes en anesthésie-réanimation sont vacants dans les hôpitaux publics. Et ce constat fait par le Centre national de gestion ne serait pas sur le point de s'améliorer.  

Hôpital : 30 % des postes d'anesthésistes sont vacants POUZET/SIPA

  • Publié 16.09.2014 à 13h18
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Les anesthésistes désertent de plus en plus les hôpitaux publics français ! Le taux de vacance statutaire observé par le Centre national de gestion (1) chez les anesthésistes-réanimateurs praticiens hospitaliers (PH) à temps plein, atteint en effet les 29,5 % au 1er janvier 2014. Ce taux grimpe même à 56,1 % pour les praticiens hospitaliers à temps partiel.

Les jeunes attirés par le privé
Dans ce rapport que s'est procuré Le Quotidien du Médecin, les chiffres révèlent par ailleurs que certaines régions sont plus touchées que d'autres. C'est le cas par exemple de la Basse-Normandie, mais aussi de l’Ile-de-France.
Ce constat est toutefois général, « car la plupart des CHU sont à la peine, concurrencés par le secteur privé, aux revenus plus attractifs », précise ce quotidien. D'après de récentes études, les jeunes anesthésistes-réanimateurs peuvent il est vrai y gagner jusqu’à quatre fois plus que dans le public. Autre concurrence, celle des hôpitaux à la périphérie des villes universitaires, « où les conditions de travail sont parfois meilleures, et les praticiens, davantage reconnus. »


Les médecins étrangers atténuent les tensions

Ce constat étonne d'autant plus le CNG que le nombre de postes d’internes ouverts en anesthésie-réanimation est passé de 243 à 410 entre 2004 et 2012. Pire encore pour les hôpitaux publics, cette situation ne serait pas sur le point de s'améliorer car un creux démographique d'anesthésistes se profile jusqu’en 2020.
Deux mille départs à la retraite sont en effet attendus, soit 44 % du corps des anesthésistes-réanimateurs, sur la période 2009-2020 (source CNG).
Heureusement, les médecins à diplôme étranger atténuent parfois les tensions dans certains établissements. Les remplaçants aussi. Malheureusement, ceux-ci sont bien souvent des intérimaires, payés entre 650 et 1 500 euros la journée. Des tarifs quatre à cinq fois supérieur au coût d’un titulaire et qui plombent les comptes de certains hôpitaux publics français. 


(1) Anciennement nommé Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière

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