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Après le réveil

Cancer du poumon : fumer au saut du lit augmente le risque

Par la rédaction

Plus le délai entre le réveil et la 1ère cigarette est court et plus le risque de cancer du poumon est élevé. Y compris chez les petits fumeurs.  

Anupam Nath/AP/SIPA

Pour évaluer le niveau de dépendance à la nicotine des fumeurs, les spécialistes disposent de plusieurs marqueurs. Le nombre de cigarettes fumées quotidiennement, le nombre d’années exposées au tabac, ou encore la durée entre le réveil et la première cigarette de la journée.
Selon une étude publiée dans la revue Journal of the National Cancer Institute, ce dernier marqueur pourrait bien également être associée au risque d’être un jour victime d’un cancer du poumon et ce, tant chez les gros fumeurs que chez les personnes moins dépendantes. L’objectif de ces travaux était, notamment, de trouver un nouveau marqueur permettant d’améliorer le dépistage du cancer du poumon en identifiant plus facilement les plus à risque.

 

Petits et gros fumeurs concernés

Les chercheurs ont analysé les résultats issus notamment d’un questionnaire sur les antécédents tabagiques de fumeurs et d'ex-fumeurs en Italie. Toutes les participants âgés de 35 à 79 ans s’étaient vu posés la même question : habituellement combien de temps après votre réveil, allumez-vous votre première cigarette ?
Résultat, l’association entre cancer du poumon et l'heure de la 1ère cigarette était la plus forte chez ceux qui avaient déclaré fumer dans les 5 minutes suivant leur réveil. Une association décroissance au fur et à mesure que la durée entre le lever et la première bouffée s’allongeait. Les volontaires, qui avaient déclaré attendre plus d’une heure entre leur réveil et le moment d’allumer leur briquet, étaient les moins à risque de cancer du poumon.

Par ailleurs, quelque soit le nombre de cigarettes fumées par jour, les auteurs indiquent que leur étude montre un risque toujours plus important de cancer chez ceux qui fumaient le plus tôt à la sortie du lit. Un résultat pas si étonnant pour cette équipe qui explique que les fumeurs qui réduisent leur consommation de tabac ont souvent tendance à maintenir un niveau élevé d'absorption de cancérogène. 

Un marqueur pour identifier les patients
Bien que leurs résultats soutiennent l'association entre l’heure précoce de la première cigarette au réveil et le risque de cancer du poumon, les chercheurs concluent que d’autres études sont nécessaires pour confirmer leur découverte. « L’Évaluation du Time for first cigarette peut améliorer la prédiction du risque de cancer du poumon et pourrait être utile dans le dépistage de ce cancer ainsi que dans les programmes de sevrage tabagique », concluent les auteurs de cette étude.