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Des chercheurs français en pointe

Sang artificiel : la production industrielle est pour 2016

Plusieurs équipes, dont une française, sont en course pour parvenir à passer de la fabrication de globules rouges en laboratoire à la production de sang artificiel en quantités industrielles.

Sang artificiel : la production industrielle est pour 2016 ISOPIX/SIPA

  • Publié 18.04.2014 à 11h50
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Une révolution dans l’histoire de la médecine, c’est ce qui se prépare avec la production à grande échelle de sang artificiel. L’équipe du Pr Marc Turner de l’Université d’Edimbourg a fait savoir dans la presse qu’elle avait mis au point une technique de culture de globules rouges du groupe O à partir de cellules humaines reconfigurées en cellules souches pluripotentes. Les premiers essais de transfusion de ce sangartificiel sont prévus pour fin 2016 ou début 2017, sur 3 malades souffrant de thalassémie, une forme d’anémie héréditaire.

 

« Nous en sommes tous au même point, nous sommes à la recherche de l’outil qui nous permettra de passer à l’ère industrielle », explique le Pr Luc Douay. Chef du service d’hématologie de l’hôpital Trousseau à Paris et chercheur à l’Inserm, il est parvenu en 2011 avec son équipe à fabriquer expérimentalement des globules rouges de culture, soit à partir de cellules souches hématopoïétiques issues de sang de cordon ombilical, soit à partir de cellules souches pluripotentes induites. « L’étape que nous sommes tous en train d’essayer de franchir, c’est passer de la paillasse où nous produisons des globules rouges en petite quantité à l’ère industrielle. Car pour pouvoir commencer les essais cliniques et transfuser des malades, il nous faut pouvoir en produire en masse et à un coût acceptable. Cette transition est un véritable défi de biotechnologies », souligne Luc Douay.

 

Plusieurs équipes en course

La course est donc lancée entre les différentes équipes travaillant sur le sang artificiel. Le Wellcome Trust, la grande fondation caritative britannique qui finance les travaux de l’équipe écossaise joue donc sur l’effet d’annonce médiatique. « C’est une très bonne équipe, elle est incontestablement dans la course. Mais nous aussi ! Le prototype de l’outil qui doit nous permettre une production industrielle sera prêt d’ici le début de l’année prochaine », répond Luc Bouay, visiblement peu impressionné par les annonces de la concurrence.

 

Mais qu’elle se déroule de notre côté de la Manche ou de l'autre ou ailleurs, les spécialistes l’affirment, la production industrielle de sang artificiel sera effective en 2016 ou 2017. A la clé, une solution aux pénuries de don de sang, un gage de sécurité transfusionnelle et une alternative pour les malades polytransfusés en impasse transfusionnelle.

 

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