- Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) regroupent plusieurs milliers de molécules créées par l’être humain. Elles s'accumulent dans l'eau, le sol et la chaine alimentaire.
- Les PFAS peuvent avoir des effets sur la santé en cas d’exposition chronique.
- Plusieurs gestes du quotidien permettent de réduire l'exposition aux polluants.
Les effets des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), aussi surnommées polluants éternels, ne sont pas totalement cernés. Toutefois, ils sont clairement néfastes pour la santé en cas d’exposition chronique. Des études ont notamment trouvé des liens avec un risque accru d'hypertension, de troubles hormonaux et métaboliques ou encore des atteintes hépatiques.
Plusieurs gestes permettent de réduire l’exposition à ces substances (très présentes dans notre environnement) issues de l’activité humaine, comme le rappelle la dernière documentation publiée par le ministère de la Santé.
Le fait maison et éviter le plastique aident à réduire l'exposition aux polluants éternels
"À l’échelle individuelle, bien qu’il soit difficile de se prémunir complètement des PFAS, certaines pratiques peuvent permettre de limiter son exposition aux PFAS et aux substances chimiques de façon générale, et donc les risques associés", assure le ministère de la Santé.
L’alimentation, principalement la nourriture puis secondairement l’eau, est l’un des points majeurs d’exposition aux polluants éternels de la pollution générale. Elle est ainsi aussi un des premiers moyens d’action. Il est recommandé de varier son alimentation en privilégiant les produits non transformés et les plats faits maison. Misez sur les fruits et légumes de saison "et, si possible, issus de l’agriculture biologique". Il est conseillé de les laver et les éplucher. "Pour cuisiner, utiliser des matériaux aptes au contact alimentaire en privilégiant le verre, l’inox, la fonte, le bois non traité (éviter les poêles antiadhésives, les bouilloires et les contenants en plastique, surtout si ces ustensiles sont usés)", ajoute le ministère.
Faites attention aussi aux récipients utilisés. Il faut éviter de réchauffer les aliments dans des boîtes en plastiques ou encore d’utiliser des emballages alimentaires imperméables ou résistants aux graisses (emballages de fast-food, pizzas, plats préparés, vaisselle jetable…). Ces derniers sont des sources conséquentes et connues de PFAS. Il est conseillé également de boire de préférence l’eau du robinet soumise à des contrôles.
Privilégier les cosmétiques et produits d’entretien simples ou bio
L’air intérieur, la poussière ainsi que les produits d’hygiène et d’entretien sont des sources secondaires de pollution. Il est donc important de faire le ménage et du tri dans ses placards de la maison. Première astuce qui baisse considérablement la présence de PFAS : il faut aérer chaque pièce en grand pendant 10 min au moins une fois par jour, et cela, à toutes les saisons. Il est conseillé aussi d’éliminer les textiles (vêtements, tapis, meubles…) traités pour être résistants à l'eau ou anti-tâches.
Lors des tâches ménagères, il faut s’équiper d’un aspirateur avec filtre HEPA et/ou nettoyer régulièrement les surfaces et les sols avec un chiffon humide. Privilégiez par ailleurs les produits d’entretien simples (savon noir, vinaigre…) ou disposant d’un label environnemental.
Le ministère appelle également à limiter les produits cosmétiques, en particulier les waterproof ou longue tenue pour privilégier les produits d’hygiène à la composition la “plus simple” ou “bio” fabriqués dans l'Union européenne.
Si toute la population est exposée à des niveaux variables, “avec des surexpositions potentielles liées à certaines activités professionnelles ou dans des zones de contamination plus marquée”, les experts à être particulièrement attentifs aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu’aux bébés, deux périodes sensibles de vie face aux PFAS.


