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Oncologie

Cancer de l’ovaire résistant : deux nouveaux traitements prometteurs

Deux traitements obtiennent de très bons résultats lors d’essais cliniques de phase 3 : l’un améliore la survie des patientes et l’autre réduit de 35 % le risque de décès. 

Cancer de l’ovaire résistant : deux nouveaux traitements prometteurs SewcreamStudio/iStock




L'ESSENTIEL
  • Certains cancers de l’ovaire sont résistants à la chimiothérapie à base de platine, une classe de médicaments.
  • Deux médicaments ont obtenu de très bons résultats lors d’essais cliniques de phase 3 : le Keytruda, du laboratoire Merck, et le Lifyorli du laboratoire Corcept.
  • Associé à une chimiothérapie par nab-paclitaxel, le Lifyorli a permis de réduire de 35 % le risque de décès des patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire résistant au platine.

Plus de 5.300 nouveaux cas de cancer de l’ovaire ont été enregistrés en France, en 2023, selon le dernier Panorama des cancers publié par l'Institut national du cancer (INCa). Souvent silencieux pendant longtemps, le cancer de l’ovaire est généralement diagnostiqué à un stade avancé, ce qui peut diminuer l’efficacité des traitements, d’autant plus que certains types de cancers de l’ovaire sont résistants à la chimiothérapie à base de platine, une classe de médicaments. Cependant, deux médicaments pourraient changer les choses. Il s’agit du Keytruda, développé par le laboratoire Merck, et du Lifyorli, produit par Corcept. Deux études viennent de publier des résultats très encourageants, obtenus lors d’essais cliniques de phase 3. 

Cancer de l'ovaire résistant au platine : une amélioration la survie avec le Keytruda

La première étude, publiée dans la revue The Lancet, concerne le Keytruda, qui contient la substance active pembrolizumab. Dans ces travaux menés auprès de 643 femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire résistant au platine, les chercheurs ont montré que ce traitement améliorait significativement la survie globale des patientes. Ces résultats ont été obtenus dans deux conditions : lorsque le Keytruda était administré en association avec une chimiothérapie et un autre médicament (le bevacizumab) et quand le Keytruda était administré en association avec la seule chimiothérapie. D’après les chercheurs, l’espérance de vie médiane était encore plus élevée chez certaines patientes, celles dont les tumeurs exprimaient le biomarqueur PD-L1 : 18,2 mois avec l’immunothérapie, contre 14 mois avec le traitement standard. 

https://www.pourquoidocteur.fr/MaladiesPkoidoc/1083-Cancer-de-l-ovaire-le-diagnostic-precoce-est-difficile

Une réduction de 35 % du risque de décès avec le Lifyorli

Dans une autre étude, également publiée dans la revue The Lancet, c’est le Lifyorli qui a été testé, dont la substance active est le relacorilant. Associé à une chimiothérapie par nab-paclitaxel, le Lifyorli a permis de réduire de 35 % le risque de décès des patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire résistant au platine, par rapport à celles ne recevant que la chimiothérapie. Dans le détail, les patientes ayant reçu la combinaison Lifyorli + nab-paclitaxel ont vécu 16 mois, contre 11,9 mois chez celles n’ayant reçu que la chimiothérapie. Autre bénéfice : le Lifyorli en association avec le nab-paclitaxel a également présenté une réduction de 30 % du risque de progression de la maladie.

En début d'année, la Food and Drug Administration (FDA) et l’Agence européenne des médicaments ont autorisé, dans certaines indications, l’utilisation de ces deux traitements pour les cancers de l’ovaire résistants au platine.

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