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QUESTION D'ACTU

Etude de l'Ined

Qui sont ces 5 % de Français qui ne veulent pas d'enfant ?

Selon une étude de l'Ined, 5 % des Français sont concernés par l'infécondité volontaire, ce choix de ne pas vouloir d'enfant. Malgré la pression sociale, ces gens-là préfèrent l'épanouissement personnel.

Qui sont ces 5 % de Français qui ne veulent pas d'enfant ? Chameleons Eye/REX/REX/SIPA

  • Publié 12.02.2014 à 12h03
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« Rester sans enfant : un choix de vie à contre-courant », c'est le titre de la dernière enquête de l'Institut national d’études démographiques (Ined) publiée ce mardi. En s’appuyant sur plusieurs travaux sociologiques, dont la célèbre étude Fecond (2010, Inserm/Ined), les auteurs révèlent dans leurs recherches que les personnes sans enfant et déclarant ne pas en vouloir sont relativement rares en France. Mais alors, qui sont-elles ? Quelles raisons donnent-elles à leur choix ? pourquoidocteur vous livres ces résultats parus dans le numéro de février 2014 de la revue Population et Sociétés.

5 % des Français ne veulent pas d’enfant 
D’après les données quantitatives de l’enquête Fecond, 6,3 % des hommes et 4,3 % des femmes déclarent ne pas avoir d’enfant et ne pas en vouloir. « Il est sans doute moins stigmatisant pour les hommes d’assumer ce choix que pour les femmes, étant donné les rôles encore assignés à chacun des sexes », note à ce titre l'Ined. 
Et ce constat n'est pas nouveau. Il rejoint en effet les résultats issus de l’Eurobaromètre réalisé en 2006 où 95 % des Français déclaraient vouloir au moins un enfant, et de l’enquête Étude des relations familiales et intergénérationnelles (Erfi) réalisée en 2005. Par ailleurs, l'Ined remarque que le désir d’enfant des Français reste fort à tous les âges.

Un choix "fort" au vu de la pression sociale
Par ailleurs, l'Institut souligne que les niveaux déclarés d’infécondité volontaire sont très faibles parmi les personnes en couple au moment de l’enquête : 3 % pour les femmes et 5 % pour les hommes (contre 10 % et 17 % pour les personnes non en couple). Pour l'Ined, « ces chiffres sont stables depuis 1995, et rappellent que l’arrivée d’un premier enfant fait toujours partie du parcours conjugal attendu (par les couples eux-mêmes et par leur entourage). »
« Majoritaires au moment de la mise en couple, les couples sans enfant basculent peu à peu dans une position minoritaire lorsque dans leur entourage les naissances sont de plus en plus fréquentes. Une certaine pression, diffuse, s’exerce de manière progressive sur les couples ne s’engageant pas dans un projet parental, alors même qu’ils réuniraient les "bonnes" conditions pour avoir un enfant », rajoute l'Institut.

Le "No kids", une quête de l'épanouissement personnel
Enfin, les personnes qui ont répondu à l’enquête Fecond pouvaient choisir, sans les prioriser, plusieurs raisons motivant leur souhait de rester sans enfant, allant de raisons « libertaires » relativement subjectives, comme le souci de rester libre, à des raisons pouvant paraître plus objectives telles que l’âge, la situation conjugale, les conditions matérielles ; des raisons de santé étaient également proposées.
Et les raisons « libertaires » qui regroupent le fait d’être bien sans enfant, de vouloir rester libre, d’avoir d’autres priorités, ont très souvent été mises en avant par ces couples dans leur projet de rester sans enfant. Huit fois sur dix, femmes (79 %) et hommes (83 %) déclarent « être bien sans enfant ». « C’est donc la notion d’épanouissement personnel qui transparaît ici », fait remarquer l'Ined.

Raisons de ne pas vouloir d’enfant selon l’âge (%) 


Couples sans bébés, bonheur à la clé ?
Mais alors, pour ces couples qui pensent d'abord à leur épanouissement personnel, ne pas avoir d'enfant serait-il la recette du bonheur ? C'est en tout ce que semblait démontrer une étude britannique relayée récemment par le Daily Mail. 
Dans ces travaux, les auteurs de l’étude ont constaté que les personnes sans enfant se déclaraient plus heureuses que les autres, en général. Côté explications, les conjoints sans progéniture feraient plus d’efforts pour « maintenir » leur relation. Ils prennent ainsi plus le temps pour discuter ou sortir ensemble. Ils se sentent également plus valorisés par leur partenaire. 

 






  

 

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