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QUESTION D'ACTU

164 cas d’intoxications en septembre

Retour du froid : attention au monoxyde de carbone

Les appareils de chauffage mal entretenus ou mal utilisés sont responsables chaque année de plus d’un millier d’intoxications au monoxyde de carbone pouvant aller jusqu’au décès.

Retour du froid : attention au monoxyde de carbone SAKKI/LEHTIKUVA OY/SIPA/LEHTIKUVA OY/SIPA

  • Publié 13.10.2013 à 10h14
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Une femme âgée de 66 ans est morte vendredi matin d'une intoxication au monoxyde de carbone à Vauciennes dans l’Oise. Son mari âgé de 74 ans, également très intoxiqué, a dû être hospitalisé en urgence à l'hôpital de Garches et placé dans un caisson hyperbare. Les autres membres de la famille, un couple plus jeune et leur enfant, ont également été hospitalisés. Selon l’AFP, la cause de l'intoxication semble être l'utilisation, dans la pièce principale, d'un pot en céramique dans lequel la famille faisait chauffer du charbon et où avait été rajouté de l'encens.


164 intoxications recensées au mois de septembre

Alors que le froid fait ces jours-ci son grand retour dans toute la France, cette sexagénaire est la première victime du monoxyde de carbone. Les autorités sanitaires rappellent donc la dangerosité de ce gaz, invisible, inodore et non irritant, qui peut être mortel en moins d’une heure. En 2012, l’Institut de veille sanitaire a recensé 3277 personnes intoxiquées par ce gaz qui résulte d’une combustion incomplète du bois, du butane, du charbon, du fuel, du pétrole ou encore du gaz naturel. Selon le premier bulletin de surveillance de l’InVS cette saison, entre le 1er septembre et le 1er octobre 2013, 164 personnes ont été intoxiquées au monoxyde de carbone et l’une d’entre elles en est morte ce vendredi.

 

Réagir dès les premiers signes

Les symptômes de l’intoxication sont des maux de tête, des nausées, une confusion mentale et de la fatigue. Ils peuvent ne pas se manifester immédiatement et toucher plusieurs personnes à des degrés divers. Une intoxication importante peut conduire au coma et à la mort, d’où l’importance d’une prise en charge rapide, nécessitant souvent une hospitalisation en urgence. En cas de soupçon d’intoxication, aérez immédiatement la pièce, arrêtez si possible l’appareil de chauffage, évacuez les lieux et appelez les secours.

Ces intoxications surviennent essentiellement du fait de défauts d’aération des pièces chauffées et d’installations de production de chauffage et d’eau chaude (chaudière, poêle ou chauffe-eau) défectueuses ou mal entretenues, notamment au niveau des conduits d’évacuation. Une intoxication sur 4 est due à un appareil non raccordé, utilisé de manière inappropriée : utilisation prolongée ou dans un espace clos d’un chauffage mobile d’appoint, d’un groupe électrogène ou d’un brasero/barbecue.

Limiter les risques

Pour éviter ces accidents, les autorités sanitaires rappelle les précautions indispensables.

Avant l’hiver :

- faire entretenir les appareils de chauffage et chauffe-eau par un professionnel qualifié

- faire ramoner les conduits d’évacuation des fumées par un professionnel qualifié.

Pendant l’hiver :

- ne jamais se chauffer avec des appareils non destinés à cet usage (réchauds de camping, fours, brasero, barbecues, cuisinières, etc…),

- n’utiliser sous aucun prétexte un groupe électrogène dans un lieu fermé (maison, cave ou garage), ils doivent impérativement être placés à l’extérieur des bâtiments,

- ne jamais utiliser de façon prolongée un chauffage d’appoint à combustion,

- aérer quotidiennement son habitation

- ne jamais obstruez les grilles de ventilation, même par temps froid.

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