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Marqueurs tumoraux

Cancer du poumon : un test sanguin pour mieux choisir le traitement

Grâce à une simple prise de sang, il serait possible de prédire comment les patients atteints d'un cancer bronchique à petites cellules vont répondre aux traitements. 

Cancer du poumon : un test sanguin pour mieux choisir le traitement angellodeco/epictura

  • Publié 23.11.2016 à 17h08
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Chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, biothérapies ciblées… Pour choisir le meilleur traitement pour les patients atteints d’un cancer bronchique à petites cellules, des chercheurs britanniques ont mis au point un test sanguin. Ils présentent leurs travaux dans Nature Medicine.

Depuis plusieurs années maintenant, ces tests en cancérologie se développent. Surnommée « biopsie liquide », cette approche permettrait de dépister les tumeurs cancéreuses ou de prédire les récidives, sans pratiquer de gestes invasifs et douloureux pour les patients. Ces derniers reposent sur la détection d’ADN tumoral circulant, qui se retrouve dans le sang après la mort des cellules cancéreuses, ou de cellules tumorales circulantes qui se retrouvent dans la circulation sanguine après avoir quitté un organe.


Identifier les mutations

L’équipe de l’Institut de recherche contre le cancer britannique a opté pour le dosage des cellules tumorales circulantes chez 31 patients souffrant d’une forme agressive d’un cancer bronchique à petites cellules. Leur nombre reflète la taille de la tumeur et le risque de propagation du cancer ; autrement dit, la formation de métastases

En analysant ces cellules, les chercheurs ont pu identifier des anomalies génétiques permettant d’adapter le traitement médicamenteux à chaque patient. Cette information permet surtout de pronostiquer l’efficacité des différentes molécules disponibles.

En outre, l’équipe de recherche a suivi l’évolution de ces mutations chez des patients qui ont déjà bien répondu à un traitement mais qui ont rechuté. Ils se sont alors aperçu que ces modifications n’affectaient pas les mêmes gènes que les patients insensibles à la chimiothérapie. Cela suggère que les mécanismes de résistance aux traitements se développent différemment entre les patients.


Anticiper les résistances

« Notre étude révèle comment les prélèvements sanguins peuvent être utilisés pour anticiper la réponse aux traitements des malades, explique le Pr Caroline Dive, responsable des travaux et chercheuse à l’université de Manchester. En identifiant les différentes anomalies génétiques entre les patients, nous avons un bon point départ pour mieux comprendre le développement des résistances aux médicaments chez les patients atteints de forme agressive ».

En France, 20 % des patients souffrant d’un cancer du poumon sont atteint d’un cancer bronchique à petites cellules.

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