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QUESTION D'ACTU

Après le décès de deux nourrissons

Lactarium de l'AP-HP : Marisol Touraine demande une inspection

Le lactarium d’Île-de-France suspend son activité après le décès suspect de deux prématurés. Une bactérie se trouvait dans le lait maternel. L'ANSM va enquêter sur place.

Lactarium de l'AP-HP : Marisol Touraine demande une inspection Petunyia/epictura

  • Publié 04.09.2016 à 17h32
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L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) se penchera sur le décès de deux grands prématurés en Île-de-France. Trois nourrissons ont reçu du lait maternel probablement contaminé par la bactérie Bacillus cereus. Il provenait du lactarium de la région, situé dans les locaux de l'hôpital Necker (Paris), qui a suspendu temporairement son activité.
Invitée sur le plateau du Grand Jury RTL / Le Figaro / LCI, la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé une enquête dans les services concernés dès ce lundi 5 septembre. « Dès demain, une inspection de l'Agence Nationale de sécurité du médicament (ANSM) se fera sur place, dans le lactarium et les services concernés, pour essayer d'identifier ce qui a pu se passer », affirme-t-elle.

31 établissements desservis

Deux services de néonatologie franciliens sont concernés par ces contaminations. « C'est lorsqu'il y a eu le deuxième décès que nous nous sommes interrogés pour savoir ce qu'il pouvait y avoir en commun. Des interrogations portent sur une possible transmission de la bactérie sur le lait », précise Marisol Touraine. Dans les deux cas, il est issu de dons et a été envoyé par le lactarium d’Île-de-France, situé dans les locaux de l’hôpital Necker (Paris). Cette structure est chargée de centraliser les prélèvements, les analyser et les envoyer aux services en besoin.

« Il n’est pas possible d’affirmer que ce lait soit à l’origine des contaminations, mais il n’est pas non plus possible de l’exclure à ce stade », souligne un communiqué de l’AP-HP. La suspension de la structure est donc une simple mesure de précaution, à laquelle s’ajoute le rappel des lots déjà distribués. 28 hôpitaux franciliens et 3 de province sont alimentés par le lactarium de Necker qui produit 700 litres par mois environ.

L’AP-HP précise que d’autres établissements prendront le relais en attendant sa réouverture. Elle sera sans doute influencée par les résultats des diverses enquêtes en cours. Elles ont pour but d’expliquer comment les trois contaminations sont survenues et si elles sont liées. Pour cela, l’analyse des souches sera essentielle. Car « à ce jour, les contrôles microbiologiques effectués sur les laits délivrés par le lactarium de Necker (…) ont tous été négatifs », selon l’AP-HP.

Des intoxications alimentaires

Les premiers examens ont révélé la présence du Bacillus cereus chez les trois nourrissons. Cette bactérie se trouve naturellement dans le sol, l’eau ou encore les plantes. Inoculée à une personne en bonne santé, elle ne provoque qu’une intoxication alimentaire de faible ampleur (vomissements, diarrhées) et transitoire. Mais chez les patients plus fragiles, immunodéprimés ou grands prématurés par exemple, des complications sévères peuvent survenir, comme une septicémie ou une méningite. Les antibiotiques constituent le seul recours à cette infection.

A l’heure actuelle, l’AP-HP se montre prudente : le rôle de la contamination dans le décès des deux nourrissons n’est pas déterminé. Etant tous deux de grands prématurés de moins de 1 kg, ils ont pu succomber à d’autres événements.

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