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Etude sur 1 200 personnes

Cabines de bronzage : s’exposer jeune augmente le risque de mélanome

Par Audrey Vaugrente

Les UV artificiels ne sont pas bénéfiques pour la peau : s’y exposer augmente le risque de mélanome. Surtout si l'on commence jeune.

SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Commencer tôt les UV artificiels augmente le risque de mélanome. Le nombre d’expositions et l’âge de la première exposition sont deux facteurs importants. Une étude parue dans le JAMA Dermatology confirme cette association en livrant des résultats détaillés.

Les auteurs de cette publication ont comparé 681 patients dont le cancer cutané a été diagnostiqué entre 2004 et 2007 avec 654 personnes qui ont servi de contrôle. La pratique des cabines de bronzage augmente de 2 à 6 fois le risque de mélanome par rapport à la normale.

Le phénomène est particulièrement marqué lorsque les femmes ont commencé jeunes les UV artificiels : elles sont davantage touchées par les tumeurs de la peau et à un âge plus jeune. Sur les 63 femmes touchées avant 30 ans, seules 2 n’ont jamais utilisé de cabine de bronzage.
« Presque toutes les femmes du groupe mélanome, âgées de moins de 30 ans au diagnostic, ont rapporté une pratique des UV artificiels au moins 10 fois », ajoutent les auteurs de l’étude.



Renforcer la législation

L’association est particulièrement marquée en fonction des localisations des tumeurs. Le mélanome lié aux UV artificiels se situe avant tout sur le tronc, puis au niveau de la tête et du cou. « Nos résultats montrent que les efforts doivent être accentués et étendus au-delà de l’accès des mineurs aux cabines de bronzage si nous voulons mettre fin à l’épidémie de mélanome, qui risque de continuer sa progression particulièrement chez les femmes, à moins que l’exposition aux UV artificiels ne soit restreinte et réduite », concluent les auteurs.

Pour les hommes, l’association n’a pas pu être démontrée à cause du manque d’effectifs. Ce petit échantillon s’explique surtout par le fait qu’ils s’adonnent moins souvent aux UV artificiels que les femmes. Mais le risque n’est pas réduit pour autant : là aussi, la tendance varie en fonction de l’âge de la première exposition. C’est pourquoi les chercheurs et un membre des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) plaident en faveur d’une législation plus stricte. Et pour cause : le nombre de cas de mélanome augmente nettement depuis plusieurs années.

 

Source : Institut national du cancer

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