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En Grande-Bretagne

Hôpital : le risque de décès augmente de 15 % le week-end

Une étude réalisée auprès des hôpitaux publics britanniques confirment « l’effet week-end ». Etre admis à l'hôpital le samedi ou le dimanche augmente de 10 % le risque de mourir. 

Hôpital : le risque de décès augmente de 15 % le week-end Mark Thomas/REX Shutter/REX/SIPA

  • Publié 06.09.2015 à 12h48
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Si vous devez vous rendre à l’hôpital, mieux vaut ne pas y aller le week-end. C’est en tout cas ce que révèle une étude britannique parue ce samedi dans le British Medical Journal.

Ces travaux réalisés par l’hôpital universitaire de Birmingham et l'University College London montrent, en effet, que les patients admis à l’hôpital le samedi ou le dimanche sont plus malades et ont plus de risques de mourir que ceux admis la semaine. Ces résultats confirment « l’effet week-end » déjà observé de nombreuses fois dans des études internationales mais également en Grande-Bretagne par la même équipe de recherche six ans plus tôt.

Plus d'urgences le week-end

Cette nouvelle analyse a porté sur près de 15 millions d’admissions dans les hôpitaux publics britanniques entre 2013 et 2014. Du lundi au vendredi, 2,7 millions de personnes ont été prises en charge chaque jour contre 1,2 million le samedi et 1 million le dimanche. Selon ces données, une plus grande proportion de malades est admise à l’hôpital pour des urgences les jours de week-end que dans la semaine.

« Bien que peu d’admissions se fassent les jours de week-end, les patients pris en charge le samedi et le dimanche font face à un risque accru de décès dans les 30 jours même quand la gravité de la maladie est prise en compte », indiquent les auteurs.

11 000 morts supplémentaires

De fait, l’étude montre qu’être admis à l’hôpital le samedi augmente le risque de décès de 10 % et le dimanche de 15 %. Ainsi, du vendredi au lundi, environ 11 000 personnes de plus décèdent dans les 30 jours de leur admission comparé aux autres jours de la semaine. Les auteurs suggèrent que cette surmortalité est liée, en partie, aux effectifs réduits à partir du vendredi soir jusqu’au lundi matin.

S’ils reconnaissent qu’il est impossible de démontrer que ces morts auraient pu être évitées, ils affirment, en revanche, que ces données ne peuvent être ignorées. « Il faut déterminer précisément les services qui ont besoin d’être améliorés pour lutter contre ce risque accru », écrivent-ils.

Une question qui agite beaucoup la Grande-Bretagne en ce moment. En juillet dernier, le ministre de la Santé a annoncé qu’il envisageait de modifier les rythmes de travail pour les médecins afin qu’ils puissent être à l’hôpital 7 jours sur 7. 
Dans un éditorial accompagnant l’étude, Helen Crump, du Nuffield Trust, une association caritative, est sceptique. Elle souligne qu’à moins d’augmenter le nombre de médecins, un système fonctionnant 7 jours sur 7 risque de déstabiliser les rotations des équipes dans la semaine, ce qui pourrait affecter le bon fonctionnement des services.

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