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Dangereux pour la santé

Produits amincissants : la mise en garde de l’ANSM

Face à la recrudescence de produits prétendant avoir un effet sur la perte de poids, l’ANSM rappelle qu’ils peuvent entraîner des conséquences graves sur la santé.

Produits amincissants : la mise en garde de l’ANSM BARON ALAIN/SIPA

  • Publié 08.07.2015 à 18h50
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Brûleur de graisse, draineur, coupe-faim… Les « produits miracles » pour maigrir prolifèrent à une vitesse exponentielle. A coup de publicités et de promesses d’efficacité instantanée, les fabricants appâtent les consommateurs pressés de se débarrasser de leurs kilos superflus. Une quête de la minceur loin d’être sans conséquences pour la santé, prévient l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) dans un rapport publié ce mardi.

« Il n’existe pas de produit ou méthode "miracle", très efficace et sans effets indésirables », martèle l’Agence. Déjà en 2012, l’ANSM mettait en garde contre les dangers inhérents à ces produits, notamment ceux vendus sur Internet.
Une réalité encore vraie aujourd’hui malgré la volonté des agences françaises d’encadrer la vente de médicaments sur la toile en la limitant à des sites adossés à une officine physique. Dans ce rapport actualisé, elle rappelle ainsi que les médicaments ou compléments alimentaires vendus sur des sites Internet, en dehors du circuit légal, sont très souvent des produits contrefaits ou falsifiés et peuvent contenir des substances toxiques potentiellement mortelles.

Des bénéfices modestes ou non démontrés

Conscients des risques inhérents à l’achat sur internet, certains consommateurs se dirigent plutôt vers des produits disponibles sans ordonnance en pharmacie, parapharmacie ou herboristerie. Parmi eux, les préparations de plantes se revendiquent comme « naturelles » et sont très souvent perçues comme anodines et sans risques. Or, « des contrôles menés chez certains revendeurs ont montré que la composition et la qualité des plantes vendues étaient inconstantes », indique l’ANSM, avant d’ajouter que l’emballage de ces produits est souvent imprécis et ne mentionne pas la présence de certains composants qui peuvent s’avérer dangereux.
Par ailleurs, les fabricants de ces produits omettent très souvent d’informer les consommateurs des risques d’interactions avec des médicaments ou des aliments.

C’est pourquoi l’ANSM rappelle au public et aux professionnels de santé que la perte du poids doit répondre à une indication médicale et nécessite un suivi. Elle souligne, au passage, que le recours à tout produit de santé, qu’il soit médicamenteux ou chirurgical, n’est pas justifié en première intention.
Pour les médicaments, l’argument majeur avancé par l’Agence est l’efficacité modeste des rares traitements autorisés.

 

Aujourd’hui, en France, seuls les médicaments à base d’orlistat, comme le Xénical, qui limite l’absorption de graisses dans l’intestin, sont vendus. En 2014, moins de 100 000 boîtes ont été délivrées contre plus de 700 000 en 1999, début de sa commercialisation. Le rapport évoque également deux produits autorisés par la Commission européenne, mais qui ne sont pas encore commercialisés. Il s’agit du Saxenda et du Mysimba, utilisés dans le cadre du sevrage tabagique. La France s’était opposée à la mise sur le marché de ce dernier, car elle estimait que son efficacité ne compensait pas les effets indésirables cardiovasculaires et neuropsychiatriques tels que la dépression et le suicide. 

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