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Rougeole : ne pas se vacciner fait resurgir le risque lié à la maladie
Rougeole : ne pas se vacciner fait resurgir le risque lié à la maladie
Publié le 17.08.2016
Rougeole : ne pas se vacciner fait resurgir le risque lié à la maladie
©123RF-Evgeniya Tiplyashina

Rougeole : DIAGNOSTIC

Quels sont les signes de la rougeole ?

Les signes de la rougeole sont typiques et suivent une chronologie précise en rapport avec le développement du virus dans l’organisme.
Tout d’abord, il existe une période d’incubation du virus de 10 à 12 jours pendant laquelle aucun signe n’apparaît. C’est une période muette pendant laquelle le virus se multiplie.
Ensuite les premiers signes se déclenchent lors de la phase d’invasion. Elle dure 3 à 4 jours au cours de laquelle le malade est fatigué, fait de la fièvre à 38°5-40°, et a une toux sèche, les yeux rouges et le nez qui coule. Les enfants peuvent souvent en plus se plaindre d’un mal de ventre. Dans la bouche, on retrouve des petits points blancs sur la muqueuse des joues, c’est « le signe de Köplik ».
L’éruption cutanée caractéristique arrive de façon brutale au 15ème jour après la contagion, c’est « l’exanthème morbiliforme ». Elle commence derrière les oreilles et descend rapidement sur le visage et le tronc puis sur le corps tout entier.
Les boutons sont des taches roses bombées irrégulières, « les maculo-papules », séparées par des intervalles de peau saine. Elles ne démangent pas et disparaissent en 5 à 6 jours.
Durant cette phase d’état, la fièvre persiste tant que l’exanthème ne s’est pas stabilisé. Petit à petit, les différents signes disparaissent les uns après les autres en une semaine. La fatigue et la toux peuvent persister au delà de 15 jours.

Comment faire le diagnostic de rougeole ?

Le diagnostic de la rougeole se fait principalement sur les signes cliniques caractéristiques de la maladie. Dans la plupart des cas, il n’y a pas d’intérêt à réaliser des examens complémentaires.
Néanmoins lorsque le diagnostic doit être confirmé avec certitude, il est possible de réaliser une prise de sang à la recherche d’anticorps dirigés contre le virus de la rougeole, on fait alors une « sérologie virale ».
La présence d’anticorps « IgM » est caractéristique d’une infection récente, alors que la présence d’anticorps « IgG » est caractéristique d’une infection ancienne pour laquelle la personne est immunisée.
Des techniques plus coûteuses de biologie moléculaire existent pour rechercher directement la présence du virus dans les sécrétions, c’est la « PCR » ou « Polymerase Chain Reaction ».

Quand faut-il consulter en urgence ?

La rougeole dans sa forme classique n’est pas dangereuse et ne nécessite pas forcément une consultation aux urgences. Il est toutefois important de prévenir son médecin traitant pour faire le diagnostic de certitude de la maladie. Il est préférable de l’appeler au téléphone avant de se rendre dans sa salle d’attente et de contaminer des personnes non vaccinées.
Lorsqu’elle se déclare chez des nourrissons ou chez des personnes fragiles ou dont les défenses immunitaires sont affaiblies, la rougeole peut se compliquer et nécessiter une hospitalisation.
• Toute fièvre persistante après 15 jours avec une toux grasse peut être le signe d’une surinfection par une bactérie à traiter par antibiotiques. Si le malade a des difficultés pour respirer, il s’agit peut être d’une infection grave du poumon, une « pneumopathie ».
• De plus, tout signe neurologique comme une perte de conscience, une faiblesse musculaire ou une convulsion doit faire consulter rapidement aux urgences car il y a un risque d’infection cérébrale.
Ces complications peuvent donner des séquelles pulmonaires et neurologiques à vie et aller jusqu’à entraîner la mort.

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