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Bilan de l'Agence du médicament

Prothèses PIP: 1 implant sur 4 retiré est défectueux

Un quart des implants PIP retirés est défectueux. Depuis la découverte de la fraude en mars 2010, près de 15.000 femmes se sont fait retirer leurs implants mammaires.

Prothèses PIP: 1 implant sur 4 retiré est défectueux BEBERT BRUNO/SIPA

  • Publié le 13.04.2013 à 18h08
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Un quart des implants PIP retirés est défectueux. Selon le dernier bilan diffusé par l'Agence du médicament et des produits de santé (Ansm), le taux de « défaillance » constaté est à ce jour de 25,9% avec 6.644 implants défectueux sur les 25.644 retirés. Depuis la découverte de la fraude en mars 2010, ce sont près de 15.000 femmes qui se sont fait retirer leurs implants mammaires. 


Dans les détails, les dysfonctionnements rapportés sur l'ensemble des prothèses PIP des femmes ayant procédé à un retrait de leurs prothèses à titre préventif, sont au nombre de 7.042, le même implant pouvant avoir plusieurs défauts. Il s'agissait le plus fréquemment de ruptures (59% des dysfonctionnements) et de perspirations de l'implant (25%).


Au total, 5.048 femmes ont rencontré au moins un dysfonctionnement de leur(s) implant(s) et 2.697 au moins un effet indésirable, indique l'agence en notant qu'une même femme peut cumuler dysfonctionnement et effet indésirable. En outre, des signalements d'effets indésirables ont été rapportés, associés ou non à une déclaration de dysfonctionnement de l'implant. Il en a été rapporté un total de 4.257 chez 2.697 femmes, principalement des réactions inflammatoires. Le taux d'effets indésirables avec des implants PIP est de 16,6%.


Dans son rapport, l'Ansm fait également le point sur les données toxicologiques et de vigilance internationales, provenant du Royaume-Uni et d'Australie. Et l'Agence précise que ces données « sont concordantes » avec les données françaises, concluant à des taux de dysfonctionnement de prothèses plus élevé pour les implants PIP que pour les autres implants. Du coup, les prothèses mammaires sont sous haute surveillance. L'Ansm explique en effet poursuivre « un plan d'actions spécifique et de surveillance renforcée des prothèses mammaires en France ». Dans ce cadre, « les déclarations de matériovigilance relatives aux événements indésirables vont continuer à faire l'objet d'un suivi, dont le bilan périodique sera désormais publié trois fois par an ». Enfin, l'ANSM, au-delà des implants PIP, relève que « la surveillance de tous les autres implants mammaires en silicone est également renforcée ». C'est pourquoi elle réalise en ce moment « un programme d'inspection et de contrôle de tous les implants commercialisés en France ».


Quant aux femmes encore porteuses d'implants, l'agence estime nécessaire de continuer à les informer de l'importance du suivi clinique et radiologique et leur rappeler qu'elles peuvent se faire explanter préventivement. Un message qui sera peut-être entendu par bon nombre d'entre elles puisque jeudi 11 avril, dans le cadre d'une autre procédure en cours d'instruction pour  «  blessures involontaires », la justice a ouvert la voie à l'indemnisation de plusieurs milliers de femmes qui se sont fait retirer à titre préventif leurs prothèses mammaires. 


Pour rappel, dans l'affaire, cinq ex-cadres de la société PIP sont cités à comparaître ce mercredi 17 avril pour  « tromperie aggravée » lors d'un procès qui se tiendra à Marseille. 

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