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Etude sur 300 000 femmes

Cancer du sein : la chirurgie conservatrice expose à une récidive dans 1 cas sur 4

La chirurgie conservatrice est moins lourde qu’une mastectomie. Mais dans un quart des cas, elle ne suffit pas pour venir à bout d’un cancer du sein. 

Cancer du sein : la chirurgie conservatrice expose à une récidive dans 1 cas sur 4 Jim Culley/AP/SIPA

  • Publié 13.11.2014 à 13h19
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La mastectomie est considérée comme le meilleur moyen d’éviter une récidive du cancer du sein. A raison, s’il l’on en croit une étude parue dans le JAMA Surgery : elle montre qu’un quart des patientes qui bénéficient d’une chirurgie conservatrice - donc sans ablation totale - subissent une deuxième opération.

 

38 % de mastectomies secondaires 

La chirurgie du cancer du sein est sujette à débat. Lorsqu’on opère uniquement la tumeur (tumorectomie), la question des marges entre les tissus malades, à retirer, et les tissus sains n’est pas encore réglée. Ces hésitations ont un impact direct sur la récurrence des cancers chez les femmes qui subissent une chirurgie conservatrice.

 

Une équipe de l’Ecole de médecine et de santé publique à l’université du Wisconsin (Etats-Unis) a passé en revue les dossiers de 316 114 patientes américaines. Toutes présentaient un cancer du sein de stade 0 ou 1 et ont bénéficié d’une chirurgie conservatrice. Pour 76 %, la tumorectomie a suffi à venir à bout du cancer. Mais 24 % ont dû retourner au bloc opératoire. Dans ce groupe, les chirurgiens ont le plus souvent opté pour une seconde tumorectomie (62 %). Mais dans 38 % des cas, l’opération a abouti à une mastectomie, preuve que la chirurgie conservatrice n’était pas suffisante.

 

Des risques variables

Cette étude livre aussi des informations précieses sur les personnes et les tumeurs à risque de récidive. L'âge moyen des femmes qui subissent une simple tumorectomie est de 59,8 ans, celui des femmes qui doivent être ré-opérées de 57,1 ans. Les grandes tumeurs, les carcinomes canalaires in situ ou les carcinomes lobulaires invasifs sont les plus à risque de nécessiter une deuxième intervention.

 

« Ces résultats pourront être utilisés par les chirurgiens pour mieux informer les patients au sujet des taux de chirurgies répétées, et sur la façon dont les caractéristiques du patient ou des tumeurs influencent ces taux », concluent les auteurs de cette étude. « Plus important, ces données peuvent être utilisées pour soutenir davantage l’adoption de recommandations sur les recoupes après une chirurgie conservatrice. » En effet, ces coupes permettent de déterminer si l’incision a été suffisante ou s’il reste des tumeurs à retirer.

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