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Avions, bâteaux...

Ebola : des contrôles dans tous les modes de transport

Prévenir la propagation d’Ebola est devenu une priorité : le président Hollande annonce un élargissement des contrôles dans les transports, tandis que des exercices sont organisés avec le SAMU.

Ebola : des contrôles dans tous les modes de transport Markus Schreiber/AP/SIPA

  • Publié 24.10.2014 à 12h59
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Bus, trains, bateaux… L’avion ne sera plus le seul lieu de contrôle d’Ebola. Le président François Hollande a annoncé depuis Bruxelles (Belgique) que les contrôles seront étendus à « tous les modes de transports », dans le but de limiter les risques de propagation de cette fièvre hémorragique virale.

 

40 bateaux venus d’Afrique par mois

Actuellement, seuls les aéroports font l’objet de contrôles à l’arrivée. Ils ne s’adressent par ailleurs qu’aux voyageurs sur des vols directs provenant des pays contaminés (Guinée, Liberia, Sierra Leone). « La France doit avoir des systèmes de contrôle qui ne doivent pas être simplement des contrôles aériens, mais aussi des contrôles sur tous les modes de transports, même maritime », a reconnu le président français. « C’est ce que nous allons mettre en place. » Et pour cause : une quarantaine de bateaux arriverait d’Afrique de l’Ouest tous les mois.

 

Les contrôles en question ont été mis en place le 18 octobre, sur décision de la ministre de la Santé Marisol Touraine. Leur application est relativement simple : une fiche de traçabilité à remplir pendant le vol, et un contrôle de température à l’atterrissage. L’élargissement de cette mesure est une étape supplémentaire dans les efforts pour éviter une propagation du virus Ebola en France.

 

Des « exercices grandeur nature »

En effet, les 12 centres de référence dans la prise en charge des malades ont été expertisés et contrôlés, a annoncé Marisol Touraine ce 20 octobre. Des « exercices grandeur nature » ont aussi été organisés dans les services d’urgence mais aussi avec le SAMU. Les premiers se sont tenus à Metz (Moselle) et Reims (Marne) avec la participation de deux « faux malades » volontaires. Le test consistait à évaluer les réflexes de protection et de désinfection du personnel, l’orientation et le transport du patient vers un des établissements de référence. Une évaluation clé quand on sait que 480 signalements pour Ebola ont été relevés depuis juin, selon l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), dont 17 « cas possibles. »

 

La France se mobilise aussi sur le terrain le plus touché par Ebola : l’Afrique de l’Ouest. Trois centres de traitements vont être créés, selon le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, dont un en Guinée forestière.

Rappelons qu’au dernier bilan de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola a touché 9 936 personnes, dont 4 877 sont décédées. Et les soignants ne sont pas épargnés puisque 400 d’entre eux ont été infectés, 200 sont décédés. Le dernier en date, un médecin américain, a été diagnostiqué à New-York (Etats-Unis). 

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