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QUESTION D'ACTU

Médecins libéraux, pharmaciens

Les blouses blanches en grève le 30 septembre

Des syndicats de médecins libéraux appellent à la grève contre le projet de loi gouvernemental qui vise à déréglementer leur profession et risque, selon eux, de déstabiliser le système de soins.

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  • Publié 23.09.2014 à 16h52
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Les pharmaciens ne seront pas les seuls professionnels de santé à cesser leur travail mardi 30 septembre pour protester contre le projet de loi « croissance et pouvoir d’achat » qui vise notamment à déréglementer les professions libérales. La plupart des syndicats de médecins libéraux sont, en effet, venus gonfler le mouvement ces dernières semaines.
Syndicat majoritaire parmi les praticiens libéraux, la CSMF craint que ce texte rogne sur leur indépendance : « le gouvernement veut ouvrir le capital des sociétés d’exercice libéral (SEL) aux investisseurs non professionnels, c’est-à-dire aux groupes capitalistiques, qui s’empareront des cabinets pour salarier les médecins et les faire travailler aux fins d’enrichissement de leurs actionnaires ».
Pour le syndicat, une telle évolution découragerait un peu plus les vocations de jeunes praticiens à choisir l’exercice libéral et aggraverait par la même le problème de désertification médicale dans certains territoires. Les spécialistes de la CSMF, eux rejettent en bloc « l’argument avancé par le gouvernement d’une amélioration du pouvoir d’achat des Français par la déréglementation de certaines professions libérales », alors même que les tarifs pour les soins sont actuellement « en dessous de leur coût réel ».
Si ce projet de déréglementation était appliqué, « les investisseurs, comme les hypermarchés Leclerc ou la Mutualité, prendraient le contrôle de nos cabinets pour salarier les médecins et faire du business sans se préoccuper de l’offre de soins existante », considère; de son côté la branche généralistes du syndicat. 

Optique et biologie médicale
Du côté des ophtalmologistes, les professionnels s’inquiètent des mesures incluses dans le projet de loi qui visent « à démédicaliser » la vente de lunettes. « Les opticiens peuvent déjà renouveler les lunettes des patients pendant 3 ans, sans que ces derniers soient obligés de retourner voir l’ophtalmologiste », souligne le Dr Jean-Bernard Rottier, président du syndicat professionnel (SNOF).

Le projet de loi n’aura donc aucun effet sur les délais d’attente. A contrario, le mélange des genres prescription-vente risque d’augmenter le nombre d’équipements vendus, avec un impact négatif important sur le pouvoir d’achat des Français.» 
Pire, en risquant de réléguer les opthalmologistes au second plan, « ce projet de loi anéantit la politique de dépistage en matière de santé oculaire au mépris de toutes les recommandations des plus hautes autorités médicales», dénonce le SNOF.

 Enfin, chez les médecins biologistes, le refus du projet de loi est également catégorique. Ils redoutent aussi « que la réalisation des examens de biologie médicale, qui sont à l’origine de 60 à 70 % des diagnostics médicaux, soit abandonnée aux mains d’intérêts financiers dont l’objectif est exclusivement le profit. » Pour cette intersyndicale, ce projet de loi pourrait aboutir au licenciement de milliers de salariés et à la fermeture de centaines de  sites.

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