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Diagnostic et sensibilisation

Les métaphores culinaires pour mieux expliquer les maladies

Par la rédaction

Santé et nourriture sont liées, mais elles pourraient l'être davantage. Un médecin anglais propose de faire des analogies entre les aliments et les maladies, pour aider les patients à mieux comprendre leurs pathologies.

Martin Lee / Rex Featur/REX/SIPA
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Les docteurs devraient utiliser des analogies entre les maladies et l’aspect de certains aliments pour mieux expliquer leurs conditions aux patients. Un médecin anglais, le docteur Ritu Lakhtakia, aimerait voir se diffuser cette méthode, pour faciliter de futurs diagnostiques. Selon lui, utiliser des métaphores de nourriture pour décrire petits maux et gros bobos, ça n’est pas particulièrement élégant, mais ça peut se révéler très utile.

Certaines expressions sont passées dans le langage courant sans qu’on y pense, mais elles décrivent très bien des cas médicaux. C’est le cas par exemple du célèbre « ventre à bière », utilisé pour qualifié les ventres bien ronds, voire même l’obésité. De même pour la tâche de vin, le petit nom des « angiomes ». L’expression est bien imagée et caractérise parfaitement la marque rouge causée par la malformation de petits vaisseaux sanguins, à un endroit précis de la peau. Finalement, les boissons alcoolisées présentent des avantages médicaux...

Croissants, myrtilles, anchois
Et pour des pathologies moins connues et aux noms compliqués, l’analogie culinaire pourrait être encore plus nécessaire.

Par exemple, un schwannome, cette tumeur non cancéreuse située au niveau des nerfs périphériques, pourra ainsi être repéré par un patient si il sait qu’elle « ressemble à un croissant ». La rubéole congénitale, qu’un bébé peut développer si la mère est atteinte de rubéole dans les trois premiers mois de grossesse pourra être identifiée grâce à des nodules semblables aux muffins à la myrtille. Les médecins pourront quant à eux expliquer les abcès amibiens du foie en les comparant à de "la sauce à l'anchois".

Pas très appétissant, le docteur Lakhtakia en convient lui même, mais c'est une méthode utile pour rendre des maladies complexes accessibles et reconnaissables pour tous.