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Neurodon : une collecte pour mieux connaître notre cerveau

Par Philippe Berrebi

Chez l’homme, il pèse 1,3 kg, celui de la femme, 100 g de moins. Mais que l’on se rassure, le poids du cerveau n’a rien à voir avec nos capacités intellectuelles. Ce sont les neurones et leurs connexions entre eux qui servent notre intelligence. Un dé à coudre pourrait en contenir un milliard, note Paul Giudici dans le Parisien.
D’ailleurs, notre cerveau est composé à 78 % d’eau. Pour le reste, cet organe est encore un grand mystère. Les scientifiques progressent dans la cartographie des fonctions et dans les mécanismes de dérèglement, mais le réseau neuronal est si complexe que ce voyage scientifique ne fait que commencer.
Voilà pourquoi tous les ans, la Société des Neurosciences organise, durant une semaine, le Neurodon pour lever des fonds et aller à la rencontre du public dans une trentaine de villes. Dans un ouvrage que relate aujourd’hui le Parisien, le Pr Bernard Sablonnière (1) livre, en avant-première, quelques clés sur « le développement et sa longévité ». Et revient sur quelques idées reçues.

Comme celle d’une alimentation à base de poisson qui permettrait de développer nos capacités cognitives. « Il n’y a pas de remède miracle pour booster le cerveau », résume le spécialiste, ce qui compte, c’est une alimentation saine et équilibrée.

Si les sports « cérébraux » sont souvent mis en avant, rappelle le journaliste, le Pr Sablonnière, lui, fait d’abord la promotion du sport. Parce que notre cerveau a besoin d’oxygène et qu’il libère des endorphines qui donnent ce sentiment de bien-être après une activité physique.

Et la vieillesse signerait-elle le naufrage de notre cerveau ? Sauf dans le cas des maladies neurodégénératives, nous ne perdons que 5 % de nos neurones, rassure le médecin. En revanche, la stimulation des cellules nerveuses est indispensable pour entretenir les connexions neuronales. On peut alors s’adonner aux mots croisés ou s’exercer sur des consoles de jeu. Mais le plus important est d’éviter l’inactivité intellectuelle. Participer à la vie associative, développer des relations sociales sont quelques-uns des remèdes avancés par le Pr Sablonnière. En un mot, s’ouvrir aux autres.

(1) Le cerveau : les clés de son développement et de sa longévité. Ed. Jean-Claude Gawsewitch