- L’acteur américain Danny Glover, aujourd’hui âgé de 79 ans, a annoncé être atteint de la maladie d’Alzheimer depuis 2022.
- La maladie se caractérise par des troubles de la mémoire, des fonctions exécutives ou de l’orientation dans l’espace et dans le temps.
- Parmi les principaux facteurs de risque de la maladie figurent l’âge, la génétique, le tabagisme, la consommation excessive d’alcool ou encore l’hypertension.
À 79 ans, l’acteur américain Danny Glover a annoncé être atteint de la maladie d’Alzheimer depuis 2022, sur le média NBC. "Je suis certain qu’à mesure que la maladie progressera, les choses changeront et seront différentes, a expliqué le célèbre interprète de Mandela dans le film éponyme ou d’Albert "Monsieur" Johnson dans "La Couleur pourpre".
Pas de traitement curatif de la maladie d’Alzheimer
En France, comme Danny Glover, 1,2 millions de personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer, selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Deux principales lésions cérébrales - les dépôts amyloïdes et les dégénérescences neurofibrillaires - sont responsables de cette pathologie. Plusieurs symptômes touchent les malades. Les troubles de la mémoire récente constituent le premier et le plus important, mais ils peuvent aussi souffrir de troubles des fonctions exécutives ou de l’orientation dans l’espace et dans le temps. Actuellement, il n’existe pas de traitement curatif de cette pathologie, qui progresse plus ou moins rapidement en fonction des patients.
Alzheimer : les facteurs de risque de la maladie
Les causes du développement de la maladie d’Alzheimer font toujours l’objet de recherches scientifiques. Néanmoins, à date, les chercheurs ont identifié plusieurs facteurs de risque, dont le principal est l’âge, avec 23 % de la population touchée à 80 ans. Le sexe est aussi important, car les femmes sont souvent plus concernées que les hommes par cette pathologie.
Comme l’âge et le sexe, deux autres facteurs de risque de la maladie d’Alzhimer ne sont pas modifiables. Il s’agit de l’hérédité (responsable de 1 à 2 % des cas) et de la génétique. Les scientifiques ont par exemple identifié des anomalies génétiques et des susceptibilités génétiques individuelles qui favorisent le développement de cette pathologie.
En plus de ces facteurs de risque génétiques, 14 autres ont été identifiés par les scientifiques : le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, un faible niveau d’instruction, l’hypertension, la sédentarité, l’hypercholestérolémie, le diabète, l’obésité, la perte d’audition ou de vision, le manque de contacts sociaux, la dépression, la pollution de l’air et les traumatismes crâniens.
"Le fait d’avoir une activité professionnelle stimulante ainsi qu’une vie sociale active, semble retarder l’apparition des premiers symptômes et leur sévérité, précise l’Inserm. Dans ces conditions, le cerveau bénéficierait d’une 'réserve cognitive' qui permet de compenser, au moins pour un temps, la fonction des neurones perdus.”



