- Chez de nombreux enfants souffrant de dépression, ce n'est pas la tristesse qui s'exprime, mais plutôt l'irritabilité.
- Des maux de ventre récurrents, des maux de tête fréquents, une fatigue inhabituelle ou encore des modifications du sommeil et de l'appétit sont aussi parfois des signes d'une souffrance psychologique.
- Il est important de pouvoir repérer une dépression car elle peut fragiliser durablement l'image que l'enfant a de lui-même.
Derrière un sourire, une colère ou un mal de ventre répété peut parfois se cacher une véritable souffrance psychologique. Un enfant ne disposant pas toujours des mots nécessaires pour expliquer ce qu'il ressent, son mal-être peut alors s'exprimer à travers son comportement, ses relations avec les autres, ses résultats scolaires ou encore certaines plaintes physiques.
L'irritabilité et les symptômes physiques
Chez de nombreux enfants souffrant de dépression, ce n'est pas la tristesse qui s'exprime, mais plutôt l'irritabilité. Un enfant habituellement calme peut devenir plus colérique, plus opposant ou plus sensible à la frustration. Une remarque anodine sur les devoirs ou une contrariété mineure peut parfois déclencher des réactions émotionnelles particulièrement intenses.
Des maux de ventre récurrents, des maux de tête fréquents, une fatigue inhabituelle ou encore des modifications du sommeil et de l'appétit sont aussi parfois des signes d'une souffrance psychologique sous-jacente. S'ils nécessitent toujours une évaluation médicale globale, leur répétition doit inviter à s'interroger sur le bien-être émotionnel de l'enfant.
Le désintérêt progressif et le repli sur soi
Un enfant passionné de football, de dessin, de musique ou de jeux avec ses amis peut progressivement perdre son enthousiasme et montrer moins d'envie de participer. Cette diminution du plaisir peut parfois s'accompagner d'un certain retrait social.
L'enfant devient moins enclin à jouer avec ses camarades, préfère rester seul ou semble moins impliqué dans les moments familiaux. À la maison, il peut passer davantage de temps isolé dans sa chambre ou paraître absent même lorsqu'il est entouré.
Ces comportements ne sont pas nécessairement synonymes de dépression, mais lorsqu'ils représentent une rupture nette avec les habitudes de l'enfant et s'installent durablement, ils constituent des signaux qu'il est important de prendre au sérieux.
Les répercussions sur l'école et l'estime de soi
L'école est aussi souvent un révélateur du bien-être psychologique d'un enfant : une baisse soudaine des résultats scolaires, des difficultés de concentration, des oublis fréquents ou une perte de motivation peuvent parfois refléter une souffrance émotionnelle importante.
La dépression peut également fragiliser l'image que l'enfant a de lui-même. Certains commencent à se dévaloriser, à douter de leurs capacités ou à porter un regard très critique sur eux-mêmes. Ils peuvent avoir tendance à penser qu'ils sont moins compétents que les autres, qu'ils n'y arriveront jamais ou que personne ne les apprécie réellement.
Lorsque les difficultés persistent ou ont un impact important sur la vie quotidienne, l'aide d'un professionnel de l'enfance peut permettre de mieux comprendre la situation et de mettre en place un accompagnement adapté.
En savoir plus : "Bienvenue tristesse" d'Eva Eland.


