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QUESTION D'ACTU

Refus scolaire

Pourquoi certains enfants refusent-ils soudainement d’aller à l’école sans raison apparente ?

Le refus scolaire soudain chez des enfants peut dérouter les parents les plus attentifs. Pour les accompagner au mieux, il est essentiel d’adopter une posture de compréhension et de bienveillance.

Pourquoi certains enfants refusent-ils soudainement d’aller à l’école sans raison apparente ? MaximFesenko / istock




L'ESSENTIEL
  • Même en l’absence de difficultés scolaires évidentes, l’environnement scolaire peut devenir une source de surcharge émotionnelle ou sensorielle.
  • C'est en créant un espace de dialogue sécurisant, sans jugement ni menace, que l’enfant pourra progressivement mettre des mots sur ce qu’il traverse.
  • L’objectif est de lui redonner progressivement un sentiment de sécurité et de contrôle.

Il arrive qu’un enfant, jusque-là volontaire ou serein face à l’école, refuse brusquement d’y aller. Dans la majorité des cas, ce comportement est plutôt un signal d’alarme émotionnel et une façon pour l’enfant de dire que quelque chose le dépasse. Pour l'accompagner au mieux, il est essentiel d’adopter une posture de compréhension et de bienveillance.

Les racines invisibles du malaise

Même en l’absence de difficultés scolaires évidentes, l’environnement scolaire peut devenir une source de surcharge émotionnelle ou sensorielle. Un changement de classe, une nouvelle organisation, un groupe d’amis qui évolue ou une remarque anodine peuvent fragiliser un enfant.

Chez certains, une anxiété de séparation peut aussi apparaître, avec une inquiétude excessive pour les parents. D’autres ressentent une pression de réussite qu’ils ne savent pas gérer. Parfois, des éléments très concrets comme le bruit de la cantine ou l’agitation de la cour deviennent envahissants. L’enfant ne rejette pas l’école en elle-même, mais tente d’éviter une situation devenue trop intense pour lui.

L’importance d’une écoute sans jugement

Face à ce refus, la réaction de l’entourage est déterminante. Il peut être tentant de rassurer rapidement ou d’insister pour que l’enfant “fasse un effort”, mais une approche centrée sur l’écoute est souvent la plus efficace. Reconnaître que ce qu’il ressent est réel, même si cela semble disproportionné, permet déjà d’apaiser une partie de la tension. Plutôt que de chercher immédiatement une explication logique, il peut être utile de s’intéresser à ses ressentis physiques : une boule au ventre, des maux de tête, une fatigue inhabituelle.

C'est en créant un espace de dialogue sécurisant, sans jugement ni menace, que l’enfant pourra progressivement mettre des mots sur ce qu’il traverse. Cette posture renforce le lien de confiance et lui montre qu’il n’est pas seul face à ses difficultés.

Co-construire un retour en douceur

Le retour à l’école doit être, de préférence, envisagé de façon progressive. Il peut être aidant de proposer des étapes intermédiaires en reprenant par exemple par demi-journées, en étant accompagné(e) le matin ou en identifiant une personne ressource dans l’établissement. Une collaboration avec l’équipe éducative est nécessaire pour adapter l’accueil et rassurer l’enfant.

L’objectif est de lui redonner progressivement un sentiment de sécurité et de contrôle. En valorisant chaque petit progrès, comme une matinée réussie ou un effort pour entrer en classe, on renforce sa confiance en ses capacités, pour que, peu à peu, l’enfant puisse retrouver une forme de sérénité face à l’école.

En savoir plus : "La phobie scolaire : comprendre pour agir" de Stephan Valentin.

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