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Oncologie

Cancer : quelle est l’influence des facteurs psychosociaux ?

Des chercheurs ont étudié le lien entre certains facteurs psychosociaux, comme le manque de soutien social ou le fait d’être célibataire, et le risque de développer un cancer. 

Cancer : quelle est l’influence des facteurs psychosociaux ? Chepko/iStock




L'ESSENTIEL
  • Les facteurs psychosociaux, comme le manque de soutien social, ne sont pas associés à un risque accru de cancer en général, selon une nouvelle étude.
  • Un lien a toutefois été observé avec le cancer du poumon, mais il s’expliquerait en grande partie par des comportements à risque comme le tabagisme.
  • Les chercheurs soulignent l’importance des mauvaises habitudes de vie dans le développement de certains cancers.

Les soucis sont-ils mauvais pour la santé ? C’est ce qu’ont voulu vérifier des chercheurs, dont les travaux viennent d’être publiés dans la revue Cancer. Pour cela, ils se sont appuyé sur la base de données du consortium Psychosocial Factors and Cancer (PSY-CA), qui recense plusieurs facteurs psychosociaux et analyse leur lien avec le risque de cancer. 

Les facteurs psychosociaux n’augmentent pas le risque de cancer en général

Dans cette base de données, les facteurs psychosociaux ont été mesurés auprès de 421.799 personnes, en fonction des critères suivants : le soutien social perçu, le deuil, la situation amoureuse, le névrosisme et la détresse générale. L’objectif des chercheurs était de mesurer leur incidence sur la santé physique des participants et, surtout, le risque de développer un cancer. 

Résultats : les scientifiques n’ont trouvé aucune association entre les facteurs psychosociaux et un risque accru de cancer en général, mais aussi des cancers du sein, de la prostate et colorectal.

Les mauvaises habitudes augmentent les risques

En revanche, pour le cancer du poumon, ils ont observé que le manque de soutien social perçu, le fait d'être célibataire ou de vivre le deuil d'un proche rendent les participants plus susceptibles de développer la maladie. Néanmoins, les auteurs estiment que ce lien est davantage lié au mode de vie qu’à l’effet direct des facteurs psychosociaux.

En effet, en cas de problème, la tendance est bien souvent d’augmenter la consommation de certains produits nocifs, comme le tabac ou l’alcool. Après ajustement des facteurs de risque connus, comme le tabagisme et les antécédents familiaux de cancer, les scientifiques se sont aperçus que le risque de cancer du poumon diminuait chez les participants. 

Ces dernières années, le projet PSY-CA s'est intéressé à une idée reçue : une mauvaise santé mentale ou d'autres facteurs de stress psychosociaux potentiels pourraient augmenter le risque de développer un cancer, indique Lonneke A. van Tuijl, principale auteure de l’étude et chercheuse au Centre médical universitaire de Groningue, aux Pays-Bas, dans un communiqué. Nos résultats ne confirment pas cette hypothèse. De plus, bien souvent, une grande partie des faibles effets observés s'expliquent par des comportements à risque pour la santé.

D’après cette étude, le plus important est donc de limiter les comportements à risque en toutes circonstances et surtout en cas de soucis. Pour cela, n’hésitez pas à vous faire aider par des professionnels de santé, spécialistes de la santé mentale et/ou des addictions.

En France, en 2021, plus de 160.000 personnes sont mortes du cancer, ce qui représente un décès sur quatre, selon le registre européen des inégalités face au cancer.

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