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QUESTION D'ACTU

Sueurs nocturnes

Ses symptômes classiques de la ménopause cachaient un cancer

Une Américaine de 46 ans a ignoré ses symptômes étranges pendant un an, pensant qu’ils étaient liés à la ménopause, mais en réalité elle avait un cancer.

Ses symptômes classiques de la ménopause cachaient un cancer ojos de hojalata/istock




L'ESSENTIEL
  • Une femme de 46 ans a mis ses sueurs nocturnes et ses démangeaisons sur le compte de la ménopause.
  • Elle a découvert un an après l'apparition des symptômes qu'elle avait en réalité un cancer du sang.
  • Elle est aujourd'hui en rémission et appelle les femmes à faire attention à leur santé et à consulter au moindre doute.

Il n’est pas étrange pour une femme de 46 ans de penser à la ménopause lorsque son quotidien est perturbé par des sueurs nocturnes et une fatigue inexpliquée. Toutefois, pour Jessica Farrington, cette déduction a retardé le diagnostic de son cancer. Elle a confié son histoire à la presse anglophone afin de sensibiliser les femmes.

Sueur nocturne, démangeaison, grosseur : elle a attendu un an pour consulter

"J'étais trempée de sueur, mes draps et mon pyjama étaient trempés – des sueurs nocturnes que j'ai mises sur le compte de la périménopause/ménopause, compte tenu de mon âge", se souvient l’Américaine dans les pages du Mirror. La quadragénaire qui venait de quitter le Montana pour s’installer au Texas ne s’est pas non plus alarmée quand elle a commencé à perdre du poids et surtout à avoir des démangeaisons. Elle a tout simplement supposé que c’était lié à l’eau de sa nouvelle région. "J’ai donc installé des filtres sur mon pommeau de douche – aucun changement au niveau des démangeaisons. Puis j’ai essayé avec ma lessive – aucun changement non plus. Je me suis alors demandé si ce n’était pas la ménopause. Je constatais également une perte de poids inexpliquée."

Elle a commencé à s’inquiéter réellement quand elle a découvert une grosseur de la taille d’un pois sous son aisselle. Mais la peur l’a retenue de consulter immédiatement un médecin. En la voyant prendre de l’ampleur, elle s’est décidé à en parler à un professionnel de santé en décembre 2024. Soit, - près d’un an après l’apparition des premiers symptômes.

Une série d'analyses de sang, dont des dosages hormonaux, une mammographie et une échographie de la grosseur ont été réalisées. "Tous mes résultats d'analyses étaient dans les normes. Mes taux hormonaux ne présentaient aucun signe de périménopause/ménopause, et ma mammographie était normale", explique Jessica.

En revanche, un mois plus tard, une échographie de ses ganglions lymphatiques axillaires a suscité des inquiétudes chez les médecins. Un second examen a donc été réalisé 3 mois plus tard. Les résultats de la nouvelle échographie étaient encore plus préoccupants. Une biopsie a donc été réalisée. Le diagnostic est alors tombé : Jessica souffrait d’un lymphome folliculaire. Il s'agit du deuxième type de lymphome non hodgkinien (LNH) le plus fréquent. Ce cancer du sang est liée à la prolifération de lymphocytes B dans les ganglions lymphatiques, la rate ou la moelle osseuse. On compte environ 4.000 cas par an en France selon l'ARC.

"Quand je l'ai appris, c'était plus irréel que tout. J'avais l'impression d'assister au déroulement de la vie de quelqu'un d'autre…".

"Aucune question, aucune inquiétude n'est insignifiante"

Des examens complémentaires ont été réalisés. "(Ils) ont révélé une atteinte des ganglions lymphatiques du cou, des aisselles, de l’aorte, de l’abdomen et de l’aine. La maladie était également systémique, présente dans le sang et dans la moelle osseuse, ce qui correspond au stade IV."

Face à l’étendue du cancer, les médecins lui ont prescrit une chimiothérapie et une immunothérapie. "Le traitement était brutal. Pendant environ une semaine après chaque séance, j’étais tellement malade physiquement et moralement que mon monde se résumait à mon lit…", se souvient Jessica.

Mais les soins ont été efficaces. La quadragénaire est aujourd’hui en rémission. Elle doit seulement suivre en "entretien" une immunothérapie tous les deux mois pendant deux ans. Cela permet de "maintenir la maladie en sommeil", car le lymphome folliculaire est actuellement incurable.

Après cette épreuve, Jessica mesure sa chance et est bien décidée à vivre pleinement de ses proches et du moment présent. Elle prend également la parole pour encourager les autres femmes à "toujours écouter leur corps". Elle ajoute : "Soyez si attentives à votre état de santé général que si quelque chose ne va pas, consultez un professionnel de santé. Aucune question, aucune inquiétude n'est insignifiante, et n'hésitez jamais à vous défendre".

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