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QUESTION D'ACTU

La chronique du Docteur Lemoine

Non à la galette !

Deux réveillons, on peut expliquer à défaut de comprendre… C’est en effet le tribut à payer à Noël pour « là d’où on vient », la famille, et « là où on va », les amis, pour le 31 décembre. Mais la galette !

Non à la galette ! margouillatphotos / iStock

  • Publié le 06.01.2020 à 07h00
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La galette qui nous saisit dès le 6 janvier, lourde tradition de l’Épiphanie. Lundi tragique pour nos organismes fatigués. Lundi magique pour les boulangers qui vont nous faire payer une fortune de la farine, du sucre (beaucoup) du beurre (beaucoup, beaucoup) et de la crème d’amande. Un cocktail explosif pour tous nos organes.

Une étude récente démontre que le « système de la récompense » de notre cerveau, qui est activé surtout par notre alimentation, est beaucoup plus sensible au gras et au sucre qu’aux autres substances ; l’explication de l’attractivité gustative du steak-frites et de la galette comparée à celle d’une salade composée. Et cela dure probablement depuis la nuit des temps, à l’époque des grandes famines pendant lesquelles la quantité d’énergie qu’il apportait était le critère de choix d’un aliment. Il fallait se « gaver » d’aliments riches tant qu’on en disposait, en prévision des périodes de disette ou de migration pendant lesquelles il était difficile de chasser. Ce fut la règle des millions d’années. Les aliments riches n’ont fait leur apparition qu’il y a moins de 200 ans. Notre cerveau n’a pas eu encore le temps de changer le fonctionnement de notre système de récompense.

C’est donc le Cro-Magnon qui sommeille au plus profond de nous qui va aujourd’hui vous précipiter devant une part dégoulinante de beurre et de plaisir.

On objectera que la tradition de la Galette des Rois est une façon pour notre boulanger de se rattraper un peu, alors qu’il vend le pain à un tarif qui ne correspond pas à l’astreinte de son travail éreintant. Il trouve là une façon élégante – mais dangereuse – de nous permettre d’exprimer notre gratitude.

Mais, même si l’image est forcément un peu exagérée, cela ne viendrait pas aux responsables de la collecte des ordures de déverser un torrent de déchets devant notre porte, pour nous rappeler que c’est la saison des étrennes ! Alors une idée : à côté de l’incontournable tirelire des « Pièces Jaunes », notre chère boulangère, au nom de son équipe, pourrait proposer quelques légumes crus et une petite boîte dans laquelle nous pourrions lui exprimer sans limite notre joie de déguster les autres produits ; surtout le jour de notre choix…

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@DrLemoine

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